Vers l’équipe idéale de Bergevin

Les défenseurs Andrei Markov et Shea Weber, lors d’un match de présaison, le 6 octobre dernier
Photo: Paul Chiasson La Presse canadienne Les défenseurs Andrei Markov et Shea Weber, lors d’un match de présaison, le 6 octobre dernier

Six mois jour pour jour après avoir dû livrer un bilan peu positif de l’infernale saison qui venait de prendre fin, Marc Bergevin a le sentiment que le Canadien de Montréal affichera une identité qui collera davantage à ce qu’il veut voir de son équipe de hockey.

Le thème de l’identité est revenu plusieurs fois mardi après-midi alors que Bergevin rencontrait les médias pour la première fois depuis que s’est amorcé le camp d’entraînement de l’équipe, le 22 septembre.

« Aujourd’hui, je suis vraiment confiant et fier de ce que j’ai vu. J’ai vu une équipe qui joue rapidement, qui a du tempo, et c’est ça l’identité de l’équipe cette saison », a notamment déclaré le directeur général du Tricolore, à un peu plus de 48 heures du début de la saison régulière, à Buffalo.

Prendre de la vitesse

Si l’on se fie aux propos qu’il a tenus, cette image passe d’abord par la vitesse, mais aussi par l’intelligence au jeu et la présence de leaders dans le vestiaire.

« Aujourd’hui, la vitesse est un élément très important. Il faut également être intelligent. J’arrive d’un séjour avec Hockey Canada. Nous n’avions pas l’équipe la plus rapide, mais notre sens du hockey était élevé. La vitesse est quelque chose que nous regardons. Nous avons apporté quelques changements au niveau du leadership et je crois que la plus grosse part de ce leadership vient du vestiaire. Avec les modifications que nous avons apportées, je crois que notre équipe est en meilleure position. »

Bergevin estime que l’ajout du défenseur Shea Weber et de l’attaquant Andrew Shaw apporteront aussi une dose de combativité et de robustesse au Tricolore.

« Shaw joue avec du rythme. C’est un joueur qui bouge, qui accentue la cadence. Récemment, Joel Quenneville avait de très bons commentaires sur lui et disait qu’il va leur manquer à Chicago, mais que l’équipe était dans une position où elle ne pouvait pas le garder. Shea, c’est la même chose. C’est un gars qui prend des décisions, qui bouge la rondelle, qui est robuste. C’est un homme qui est respecté pas seulement par ses coéquipiers mais à travers la Ligue nationale. Ça change un peu l’identité de l’équipe », a reconnu Bergevin.

Ce dernier a profité d’une question sur son expérience vécue avec Équipe Canada à la Coupe du monde pour lancer un message au sujet de Weber et de sa valeur.

«On avait [Mike] Babcock, l’un des meilleurs entraîneurs, Joel Quenneville qui a remporté la coupe Stanley trois fois en six ans, je crois. Claude Julien, qui a gagné la coupe, Barry Trotz, l’un des meilleurs de la profession. Quand ils se rencontraient, Shea Weber était leur choix comme défenseur pour fermer la porte aux adversaires. Les meilleures têtes de hockey ont choisi de placer Weber contre Ovechkin ou Patrick Kane ou les autres. Ça me fait dire qu’ils ont vu la même chose que nous. Est-ce qu’on est tous dans l’erreur ici?»

Condon chez les Penguins

De son côté, Mike Condon pourrait bien effectuer un retour au Centre Bell beaucoup plus rapidement que le gardien américain et la direction du Canadien de Montréal ne pouvaient l’anticiper lundi matin.

Vingt-quatre heures après avoir vu son nom soumis au ballottage, Condon a été réclamé par les Penguins de Pittsburgh. Les champions en titre de la Coupe Stanley comptent déjà sur un excellent duo de gardiens en Marc-André Fleury et Matt Murray, mais ce dernier s’est fracturé une main à la Coupe du monde et pourrait rater plusieurs semaines d’activités.

C’est donc dire que Condon pourrait être en uniforme lorsque les Penguins feront escale à Montréal pour l’ouverture de la saison locale du Canadien, le mardi 18 octobre.

Le geste des Penguins vient couper l’herbe sous le pied du Canadien, qui aurait aimé garder Condon au sein de l’organisation à des fins de profondeur. L’instructeur des gardiens Stéphane Waite l’avait ouvertement admis lundi et Marc Bergevin l’a répété, mardi.