Vladimir Guerrero et Javier Vazquez ont quitté les Expos - Un grand défi attend Frank Robinson

Melbourne, Floride — Frank Robinson a un défi de taille à relever. Les Expos ont remporté 83 victoires l'an passé pour une deuxième année consécutive mais ce sera plus difficile à réaliser cette année en l'absence de Vladimir Guerrero et Javier Vazquez.

Le gérant des Expos est le premier à le reconnaître. «Le défi sera un peu plus grand», a indiqué Robinson hier alors que les lanceurs et les receveurs se sont présentés au camp pour passer leurs examens médicaux.

«Nous ne pourrons pas remplacer Guerrero, a-t-il prévenu. C'est comme un enfant qui perd sa couverture avec laquelle il se sentait en sécurité et qu'on remplace par une autre. Ce n'est jamais la même chose.

«Il faudra jouer du baseball un peu différent, a-t-il précisé. Nous allons courir davantage, être plus patients au bâton et faire avancer les coureurs pour qu'ils soient en position de compter.»

Pour tenter de compenser la perte de Guerrero, les Expos ont acquis Nick Johnson et ont engagé les joueurs autonomes Carl Everett et Tony Batista.

Everett, un frappeur ambidextre, a totalisé 92 points produits avec les Rangers du Texas et les White Sox de Chicago l'an passé tandis que Batista a réussi 99 points produits avec les Orioles de Baltimore et Johnson, 47 avec les Yankees de New York.

«Everett est un producteur de points mais tout le monde devra faire mieux, a souligné Robinson. J'espère que Jose Vidro restera en santé, que Johnson et Cabrera [Orlando] joueront comme ils en sont capables. Batista, Wilkerson [Brad] et Schneider [Brian] devront aussi contribuer. Tous devront élever leur jeu d'un cran.»

L'an passé, Guerrero a frappé pour ,330, claqué 25 circuits et produit 79 points même s'il n'a joué que 112 matchs. Il a effectué un séjour de 40 jours sur la liste des blessés en raison d'une hernie discale.

«Je pense qu'on réussira, a estimé Robinson. J'aime la composition de l'équipe et on va aussi tenter de s'améliorer ce printemps. On aura une équipe solide mais le plus important, ce sera d'essayer de rester en santé. L'an passé, je pense qu'on avait une bonne chance d'accéder aux séries d'après-saison si on était resté en santé.»

Selon Robinson, la présence de Tony Batista au troisième but sera «vraiment un plus» et comme il couvre plus de terrain que Fernando Tatis, ça devrait aider le jeu de Cabrera à l'arrêt-court. Il n'aura plus à se déplacer aussi loin à sa droite pour saisir les roulants près du joueur de troisième but.

En ce qui concerne le poste de premier frappeur, le gérant des Expos a signalé que «Wilkerson est un candidat» et qu'il allait donner la chance à Endy Chavez, Peter Bergeron et Terrmel Sledge.

Cabrera pourrait toujours occuper le premier rang du rôle mais c'est une chose que Robinson ne veut pas envisager.

«Je ne voudrais pas perdre Cabrera au milieu du rôle. Je veux qu'il produise des points.»

L'enclos, une préoccupation

La rotation des Expos a été affaiblie par le départ de Vazquez, un gagnant de 13 victoires l'an passé, mais Robinson, qui espère que Tony Armas sera prêt pour l'ouverture de la saison, est plus préoccupé par l'enclos des releveurs.

«Joey [Eischen] est de retour mais nous avons perdu le gaucher Scott Stewart», a-t-il noté, ajoutant qu'il aura à l'entraînement une meilleure idée de la valeur du jeune Chad Cordero et que Luis Ayala a déjà montré ce qu'il peut faire. Les deux pourraient alléger le travail de Rocky Biddle en fin de match.

Biddle a réalisé 34 sauvetages à sa première saison comme releveur no 1 mais 12 seulement lors de la deuxième moitié de la saison. Il a eu un passage à vide de plus de trois semaines sans sauvetage du 28 juin au 23 juillet.

«Biddle n'avait jamais agi comme releveur no 1 pendant une année complète, a rappelé Robinson. Nous aimerions lui retirer un peu de pression sur les épaules.»

À l'étranger

L'an passé, les Expos ont présenté une excellente fiche de 52-29 à domicile mais ont affiché un médiocre dossier de 31-50 à l'étranger.

«J'ai réfléchi à cela cet hiver, a révélé Robinson, et je ne crois pas que notre condition physique soit suffisamment bonne. On évolue dans un climat contrôlé à domicile. On n'a pas à composer avec les éléments. Ce n'est pas la même chose à l'étranger.»