Le capitaine tient à demeurer à Montréal - Koivu dit entretenir de bonnes relations avec Ribeiro

Saku Koivu a réitéré son attachement à Montréal et au Canadien au moment où son leadership est remis en question après l'altercation qu'il a eue avec son coéquipier Mike Ribeiro lors de l'entraînement de mercredi. Devant plus d'une vingtaine de journalistes massés dans la chambre du Tricolore, Koivu a répété son voeu de remporter la coupe Stanley dans l'uniforme bleu-blanc-rouge.

Le capitaine avoue qu'il n'a plus l'enthousiasme de ses 20 ans. Il a vieilli, mûri, et l'effervescence des premières saisons s'est émoussée avec le temps.

«À 21 ans, mon enthousiasme était le même, aussi bien dans les entraînements que durant les matchs. Mais j'ai vieilli, j'ai plus d'expérience. Je fais les choses différemment», dit-il.

Le patineur de Turku se dit heureux à Montréal et c'est ici qu'il veut poursuivre sa carrière.

«C'est la première fois depuis quatre ou cinq ans que nous avons une véritable chance de participer aux séries. C'est très plaisant pour avoir connu l'autre côté de la médaille, où l'équipe échangeait des vétérans alors que la saison tirait à sa fin», a-t-il ajouté .

Koivu, âgé de 29 ans, reconnaît que la saison a sa part d'irritants, ce qui pourrait expliquer son humeur peu engageante.

«J'ai passé un très bel été après avoir disputé les 82 matchs en 2002-03. Malheureusement, je me suis blessé dès le début du camp d'entraînement. On a d'abord parlé d'une absence de quatre semaines. Ce fut finalement sept semaines. C'était très frustrant. J'ai ensuite mis du temps à retrouver mon rythme. J'ai disputé plusieurs mauvais matchs — aucun point en cinq rencontres. Je n'étais pas heureux et je peux vous assurer que j'aurais été tout aussi mécontent ailleurs.»Sa mutation au point d'appui lors des avantages numériques au profit de Ribeiro a ajouté à sa frustration. Il ne s'en cache pas.

Koivu ne s'attendait pas à ce que l'altercation avec Ribeiro soulève un aussi gros nuage de poussière. S'il avait su, dit-il, il aurait rencontré les médias mercredi au lieu d'hier.

«Ça fait neuf ans que je suis ici. Ces choses-là arrivent dans le feu de l'action. Ce n'est rien de sérieux. La saison est longue et les joueurs sont parfois fatigués.»

Koivu dit entretenir de très bonnes relations avec Ribeiro à l'extérieur de la patinoire.

«Je l'ai aidé à son arrivée à Montréal. Aujourd'hui, il joue vraiment bien. Je ne me sens pas victime d'injustice. Ribeiro a beaucoup de talent et il est une partie importante de l'équipe.»