Des porte-drapeaux en tout genre

L’illustration la plus évidente est le choix des États-Unis de désigner Michael Phelps pour porter le drapeau du pays, qui aura un contingent de 556 athlètes.
Photo: Martin Bureau Agence France-Presse L’illustration la plus évidente est le choix des États-Unis de désigner Michael Phelps pour porter le drapeau du pays, qui aura un contingent de 556 athlètes.

Statut de supervedette ou notoriété plus confidentielle, vieux briscards ou jeunes promesses, représentants de sports olympiques phares ou plus discrets: ils seront 207, hommes et femmes, à guider leur délégation lors de la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques de Rio de Janeiro vendredi soir dans le stade Maracanã.

L’illustration la plus évidente est le choix des États-Unis de désigner Michael Phelps pour porter le drapeau du pays, qui aura un contingent de 556 athlètes. Fort d’un palmarès de 22 médailles olympiques, dont 18 d’or, le nageur âgé de 31 ans est le sportif le plus récompensé de l’histoire des Jeux. Et il tirera sa révérence après Rio, les cinquièmes Jeux de sa carrière.

En confiant le drapeau au judoka Teddy Riner, octuple champion du monde et champion olympique à Londres il y a quatre ans, l’équipe de France a elle aussi choisi de défiler derrière un mastodonte du sport tricolore.

La même logique a présidé à la décision de l’Italie, qui sera conduite par la nageuse Federica Pellegrini, médaillée d’or sur 200 mètres style libre à Pékin et véritable vedette dans son pays. Et à celle de la Jamaïque, dont la délégation emboîtera le pas de la double tenante du titre sur 100 m, Shelly-Ann Fraser-Pryce, quatre ans après avoir suivi la foulée du roi du sprint Usain Bolt.

La Grande-Bretagne et l’Espagne ont pour leur part opté pour deux grands noms du tennis, Andy Murray, champion olympique en titre, et Rafael Nadal, sacré en 2008.

Des femmes

Sur une cinquantaine de délégations parmi les plus importantes numériquement, près d’une vingtaine auront une femme pour chef de file. Outre l’Italie, la Jamaïque ou encore l’Australie, qui défilera derrière la cycliste Anna Meares, et le Canada, qui a promu la championne de trampoline Rosie MacLennan, c’est notamment le cas du pays organisateur, le Brésil. L’heureuse élue est la pentathlonienne Yane Marques, médaillée de bronze en 2012 et seulement deuxième Brésilienne de l’histoire à avoir cet honneur.

La championne de voile Sofia Bekatorou deviendra quant à elle la première femme à mener la délégation grecque. En désignant la judoka Sonia Asselah, l’Algérie a voulu envoyer un message en faveur de la promotion du sport féminin. L’équipe iranienne sera conduite par l’archère Zahra Nemati, paraplégique, qui a la particularité d’être qualifiée à la fois pour les Jeux olympiques et paralympiques. La bannière olympique qui introduira la première délégation de réfugiés aux Jeux sera entre les mains de la spécialiste du demi-fond Rose Nathike Lokonyen, originaire du Soudan du Sud.

Des vétérans de longue date

Neuf sports seront représentés par les porte-drapeaux des 10 plus gros contingents: natation (États-Unis), pentathlon moderne (Brésil), tennis de table (Allemagne), cyclisme (Australie), escrime (Chine), judo (France), athlétisme (Japon), gymnatisque (Canada) et tennis (Grande-Bretagne et Espagne). Seul ce dernier place deux élus dans le top 10.

La Russie, privée notamment de ses représentants en athlétisme à Rio à la suite du scandale de dopage organisé dans le pays, a confié les rênes de sa délégation à l’expérimenté volleyeur Sergey Tetyukhin, âgé de 40 ans. Celui qui vivra ses cinquièmes JO faisait partie de l’équipe russe sacrée championne olympique il y a quatre ans.

Cinquième expérience olympique également et même âge pour le navigateur Vasilij Zbogar, désigné par la Slovénie. Les porte-drapeau biélorusse et portugais affichent un bilan encore plus flatteur: le tireur Sergei Martynov (48 ans) et le navigateur Joao Rodrigues (44 ans) défileront en tête de leur nation à l’occasion de leurs sixièmes et septièmes JO respectivement.

Au contraire, le Kazakhstan a opté pour la jeunesse avec Ruslan Zhaparov, spécialiste du taekwondo et tout juste âgé de 20 ans.