Une équipe de réfugiés, «signal d’espoir»

Rio de Janeiro — Le Comité international olympique a voulu « lancer un signal d’espoir » aux 60 millions de réfugiés de par le monde en faisant participer aux JO de Rio une équipe d’une dizaine de réfugiés qui défilera sous la bannière olympique, a expliqué mardi le président du CIO, Thomas Bach. « Nous avons voulu lancer un signal d’espoir à tous les réfugiés dans le monde », a expliqué M. Bach, lors de la session du CIO durant laquelle les athlètes réfugiés ont été présentés aux membres du CIO. « Nous n’avons pas choisi de quitter notre patrie et nous n’avons pas choisi notre nom de réfugiés et au début nous avions honte de ce mot », a témoigné la nageuse Yusra Mardini, l’adolescente syrienne qui a traversé la Méditerranée à bord d’un canot percé. À 18 ans, elle s’apprête à disputer le 100 m papillon et 100 m nage libre. Une dizaine de sportifs ayant fui le Soudan du Sud, la Syrie, l’Éthiopie et la République du Congo, vont participer aux JO dans trois sports : l’athlétisme, la natation et le judo.