L’ancien patron de l’AMA pour une exclusion

L’ancien président de l’Agence mondiale antidopage John Fahey
Photo: Kenzo Tribouillard Agence France-Presse L’ancien président de l’Agence mondiale antidopage John Fahey

L’ancien président de l’Agence mondiale antidopage John Fahey croit qu’il doit s’agir d’une décision « claire et catégorique » : la Russie ne devrait pas avoir la permission de prendre part aux Jeux olympiques de Rio de Janeiro.

Fahey a déclaré jeudi à l’Associated Press que la Russie devrait « absolument ne pas aller » à Rio et a affirmé que l’intégrité des Jeux de 2016 et des suivants est en péril.

« C’est de la corruption très répandue. Ce n’est pas individuel, ce n’est pas un groupe, pas un sport, a mentionné Fahey au cours d’un entretien téléphonique. C’est une conspiration de l’État par l’entremise du ministère des Sports, de l’organisation antidopage, des services de sécurité et du laboratoire anciennement accrédité de Moscou. »

« Ils ont tous conspiré dans cette affaire. Le seul moyen par lequel vous pouvez soutenir les athlètes propres qui prendront part aux compétitions, c’est de faire valoir que la tricherie ne sera pas tolérée. »

« Ça n’aurait réellement jamais dû se rendre aussi loin [que le Triunal arbitral du sport] si l’on se base sur les accusations qui planent contre la Russie depuis les deux dernières années », a-t-il lancé.

Fahey croit que la perception du mouvement olympique par le public est en jeu si la Russie obtient la permission d’envoyer une délégation à Rio. « Le rapport McLaren est clair en ce sens. S’ils veulent conserver l’intégrité des Jeux olympiques, ils doivent bannir la Russie », a-t-il martelé.

Tatiana Grigorieva, une sauteuse à la perche originaire de Russie qui a gagné l’argent sous les couleurs de l’Australie aux Jeux de Sydney en 2000, a pour sa part déclaré à Fox Sports Australie qu’elle est d’accord avec l’interdiction complète, ajoutant qu’« il est maintenant clair que le système est pourri ».

« Le fait que les nouveaux éléments d’enquête démontrent que les services secrets étaient impliqués là-dedans, ça m’effraie, a-t-elle dit. Ça va bien plus loin que le sport ou le CIO. »