Canadien de Montréal - Un échange est plus probable, dit Quintal

Stéphane Quintal estime que les chances que le Canadien procède à un échange avant la date limite du 9 mars sont plus élevées que l'an dernier.

«Parce que la situation est différente», a expliqué le défenseur, qui faisait référence aux chances du Canadien de participer aux séries.

«Ce n'est pas la seule raison, a-t-il ajouté. Il y a plus de joueurs qui vont devenir autonomes à la fin de la saison, qu'on peut aller chercher en n'ayant à débourser que la part de leur contrat qui reste à verser sans avoir à les garder par la suite.»

Des joueurs, autrement dit, qui pourraient donner un sérieux coup de main pour le dernier mois de la saison et les séries, sans qu'il en coûte très cher si on ne veut plus les garder ensuite.

Quintal a toutefois refusé de se mouiller quand on lui a demandé si Bob Gainey devrait accorder la priorité à trouver un remplaçant au défenseur Sheldon Souray, qui sera absent jusqu'à la toute fin de la saison régulière au mieux, conséquence de la blessure à un genou qu'il s'est infligée en Floride, mardi. On s'entend aussi généralement pour dire que le Canadien manque de robustesse à l'avant.

Quintal est bien conscient que le Canadien joue moins bien depuis quelque temps et est encore loin d'être assuré d'une place dans les séries.

Son avance de 12 points sur les Sabres de Buffalo a diminué de moitié le temps de le dire. «Je suis surpris un peu, parce que je pensais que c'est les Rangers qui seraient sur nos talons.» Ceux-ci ont plutôt continué à s'enliser malgré l'acquisition de Jaromir Jagr.

«Ca va être comme ça jusqu'à la fin de la saison, prévoit Quintal, selon qu'une équipe connaît une bonne ou une mauvaise semaine.»

Mais qu'est-ce que le Canadien fait de moins bien depuis quelque temps? «Quand on avait du succès, tout fonctionnait, répond Quintal, et les avantages numériques nous valaient un but par match. Hier, on a été 0-en-5, ce qui explique beaucoup de choses.»

Le Canadien a subi une défaite de 5-2 à Ottawa, samedi.

Qu'une équipe connaisse du succès quand tout fonctionne à merveille est une évidence, avoue Quintal. «Mais 82 matchs c'est long, dit-il. On en a gagné trois, on en a perdu trois, et là on a deux matchs à domicile...» Qu'il serait bon de gagner, contre les Thrashers d'Atlanta, mardi, et les étonnants Flames de Calgary, jeudi.