Milos Raonic s’incline devant Andy Murray en finale de Wimbledon

Andy Murray et Milos Raonic après la finale que l’Écossais a remportée aux dépens du Canadien.
Photo: Glyn Kirk Agence France-Presse Andy Murray et Milos Raonic après la finale que l’Écossais a remportée aux dépens du Canadien.

Milos Raonic a bataillé tout le match pour atteindre un niveau de jeu qui serait « assez bon » pour faire de lui le premier Canadien à remporter un tournoi du Grand Chelem. Au final, il n’a pas pu s’y rendre.

Le joueur de Thornhill, en Ontario, a perdu en trois manches face à Andy Murray en finale du tournoi de Wimbledon, dimanche, lors du premier match de championnat majeur à mettre en vedette un Canadien.

Murray a triomphé à sa deuxième balle de match, sur un coup droit en décroisé que Raonic a envoyé dans le filet, pour l’emporter 6-4, 7-6 (3), 7-6 (2).

Murray a donc soulevé un troisième trophée en Grand Chelem, après le même tournoi en 2013 et plus tard Flushing Meadows, en 2015.

« Je lève mon chapeau à Andy, il mérite bien ce deuxième titre ici, a dit Raonic sur le terrain, après coup. Il a été excellent pour ce qui est d’être agressif… il ne me laissait pas deux chances de remporter un point. Quant à moi, celle-là va faire mal. Je vais faire tout mon possible pour revenir en force et obtenir une deuxième chance. »

Le Britannique a remporté ses six derniers matchs face au Canadien, contre qui il a une fiche globale de 7-3.

Un seul bris

Le seul bris du match a été l’affaire de Murray, pour une avance de 4-3 au premier set.

Lors du premier bris d’impasse, Raonic a laissé filer une chance en or de corser les choses au cinquième point, ratant un smash pour se voir en déficit 1-4.

Raonic a été combatif en fin de match, conservant son service à zéro pour faire 5-5 au dernier set.

Murray lui a toutefois rendu la pareille au jeu suivant, peu avant de dominer le second bris d’impasse. Il a mené 5-0 grâce notamment à un passing du revers, l’une de ses armes favorites pendant le match.

« Je gardais la tête hors de l’eau, mais dans les moments cruciaux, je n’ai pas réussi à faire mieux que lui », a dit Raonic.

L’athlète de 25 ans entamait la finale avec 154 as, un sommet dans le tournoi — plus d’une vingtaine par match, en moyenne. Mais dimanche il n’en a obtenu que huit, seulement un de plus que Murray.

Chaque joueur a signé 39 coups gagnants, mais l’Écossais n’a fait que 12 fautes directes, contre 29 pour l’Ontarien.

« Il n’y a pas une seule chose sur laquelle je veux travailler, a dit Raonic en conférence de presse. Mes retours, mon service, mon jeu défensif. L’agenda reste à déterminer. »

Nervosité

Raonic tentait d’ajouter un neuvième titre à son palmarès. Son parcours londonien a inclus une victoire étincelante en cinq sets contre Roger Federer, en demi-finale. Murray en était à sa 11e, mais pour la première fois, son rival n’était pas Federer ou Novak Djokovic.

« La nervosité fait assurément partie de l’équation, mais Andy devait composer avec ça lui aussi, différemment », a dit Raonic.

Le Canadien était la sixième tête de série, quatre échelons sous l’Écossais.

Eugenie Bouchard, de Westmount, a disputé la finale de Wimbledon en 2014, s’inclinant devant Petra Kvitova. En double, le Torontois Daniel Nestor a savouré huit grandes victoires en Grand chelem.

Dans la foule se trouvaient notamment Kate Middleton et le prince William, duchesse et duc de Cambridge.

1 commentaire
  • Cyril Dionne - Abonné 10 juillet 2016 17 h 32

    Bravo Milos Raonic. Votre tour viendra.