L’Impact a besoin de victoires, pas de matchs nuls

L’Impact de Montréal est dans une position où des matchs nuls ne suffisent plus.

Six des huit dernières rencontres de l’Impact se sont soldées par une égalité au score. Et si la troupe de Mauro Biello occupe toujours le 4e rang de l’association Est de la Major League Soccer avec deux matchs en main sur les trois équipes devant elle, ses joueurs savent qu’ils devront éventuellement signer des victoires pour demeurer dans le portrait des éliminatoires.

Ils espèrent changer la tendance dès samedi quand le Revolution de la Nouvelle-Angleterre, 8e dans l’Est, sera de passage au stade Saputo.

« C’est difficile parce qu’on a l’impression qu’on pourrait avoir beaucoup plus de points », a dit le défenseur Hassoun Camara, qui devrait disputer un 100e match avec l’Impact. « On est dans le haut du classement, mais on n’a pas gagné depuis le match contre Los Angeles » le 28 mai.

L’Impact a amorcé la saison avec un rendement de 4-3-0, mais il a depuis enregistré une victoire, une défaite et six matchs nuls.

L’absence de Ciman

L’absence du défenseur étoile Laurent Ciman y est peut-être pour quelque chose, lui qui a quitté l’équipe le 23 mai pour participer à l’Euro avec l’équipe de Belgique. Ciman devrait être de retour avec le onze montréalais la semaine prochaine puisque la Belgique s’est inclinée 3-1 contre le pays de Galles en quarts de finale vendredi.

« Même quand Laurent était ici, on avait quelques ennuis, mais il est un gros morceau, a noté Camara. On a besoin de lui, c’est certain. Mais il y a des gars qui tentent de leur mieux de faire leur place. »

« Mais il vit quelque chose d’incroyable en Europe. On est contents pour lui et il faut accepter ça. »

Biello reconnaît que certains matchs nuls ont été décevants, mais il rappelle qu’ils sont mieux que des défaites.

« Si on m’avait dit que l’équipe allait connaître des difficultés en milieu de saison et qu’on allait ensuite transformer ces matchs nuls en victoires, je l’aurais pris, a-t-il dit. On est présentement dans une séquence où on ne convertit pas ces nuls en victoires, mais il faut garder la conviction qu’on peut le faire. »

« La bonne nouvelle, c’est qu’on est difficiles à battre. On est toujours dans les matchs. »

L’effet Kei Kamara

L’Impact (5-4-6) pourrait avoir un avantage samedi puisque les partants du Revolution auront les jambes un peu plus lourdes à la suite d’une victoire de 3-2 contre le Cosmos de New York mercredi en Coupe des États-Unis.

Cependant, le Revolution (4-5-7) compte sur une bête noire de l’Impact en Kei Kamara, qui a été échangé par le Crew de Columbus au Revolution peu de temps après un nul de 4-4 entre l’Impact et le Crew le 7 mai.

Kamara, qui a terminé à égalité au sommet du circuit la saison dernière avec 22 buts, a aidé le Crew à éliminer l’Impact lors du deuxième tour des séries l’automne dernier.

« Il est un joueur que l’on doit surveiller de près, a mentionné Biello. Il est très bon sur le jeu aérien dans la surface et il va falloir que nos joueurs protègent bien la zone dangereuse. Il va falloir commettre deux joueurs sur lui quand c’est possible pour ne pas lui donner d’espace. »

Une autre menace chez le Revolution est le fabricant de jeu Lee Nguyen, qui domine l’équipe avec quatre buts cette saison.

Le meilleur marqueur de l’Impact est Ignacio Piatti avec neuf buts, dont un dans chacun de ses trois derniers matchs en MLS.