Jason Day évoque ses craintes du virus Zika pour renoncer aux Jeux de Rio

Jason Day renonce aux Jeux olympiques par crainte du virus Zika, ce qui prive le golf de son no 1 mondial alors que le sport effectue un retour aux JO après un siècle d’absence.

Le sport sera donc privé de deux de ses plus grandes vedettes à Rio de Janeiro. Rory McIlroy, gagnant de quatre titres majeurs, a également annoncé la semaine dernière qu’il n’ira pas aux Jeux en raison du virus.

« L’unique motif de ma décision concerne mes inquiétudes au sujet de la transmission possible du virus Zika et les risques potentiels qu’il peut présenter pour les grossesses futures de ma femme et des futurs membres de notre famille, a déclaré Day dans un communiqué. J’ai toujours placé les intérêts de ma famille avant tout le reste. »

L’Australien de 28 ans et sa conjointe, Ellie, ont accueilli leur deuxième enfant en novembre et le golfeur a précisé qu’ils en veulent d’autres.

L’Irlandais Shane Lowry, qui s’est marié en avril et qui projette de fonder une famille, a également déclaré forfait pour les Jeux.

Six golfeurs, dont deux des plus en vue en Day et McIlroy, ont évoqué spécifiquement le virus Zika pour justifier leur renoncement à aller à Rio. Les autres sont les Sud-Africains Charl Schwartzel et Branden Grace ainsi que l’Australien Marc Leishman, dont le système immunitaire de son épouse est toujours vulnérable après qu’elle eut frôlé la mort l’an dernier en raison d’un syndrome de choc toxique.

Le cycliste américain Tejay van Garderen figure parmi les quelques athlètes en dehors du golf qui ont également avancé le Zika comme raison de ne pas aller à Rio. L’étoile de basketball Stephen Curry n’a pas mentionné spécifiquement le Zika mais il a parlé d’« autres facteurs » qui ont joué un rôle dans sa décision de ne pas prendre part aux Jeux.

Préoccupations

Le Brésil a été le plus durement touché des quelque 60 pays qui ont signalé une épidémie de Zika, un virus transmis par les moustiques et qui est lié à des malformations congénitales graves et à des problèmes neurologiques possibles chez les adultes.

Day avait déjà exprimé ses préoccupations il y a un mois au tournoi Memorial et il avait mentionné qu’il allait consulter des médecins pour prendre une décision éclairée.

« Les experts médicaux ont confirmé que, bien que peut-être légers, la décision de participer à Rio s’accompagne absolument de risques pour ma santé et celle de ma famille, a souligné Day. Bien qu’une participation aux Jeux olympiques sous les couleurs de mon pays ait toujours été un objectif important, le golf ne peut pas prendre le dessus sur la sécurité de notre famille. Je ne la mettrai pas en danger. J’espère que tous les amateurs de golf et des Jeux olympiques respectent et comprennent ma décision. »

L’Australie compte trois golfeurs parmi le top 50 mondial et ils ont tous déclaré forfait — Day, Adam Scott (no 8) et Leishman (no 39). Les suivants dans la hiérarchie sont Scott Hend (no 75) et Marcus Fraser (no 81).

Day figurait parmi les plus ardents partisans d’une participation aux Jeux olympiques, comme McIlroy et d’autres jeunes joueurs en vue. Mais avec la date limite du 11 juillet approchant pour se qualifier pour Rio, certains des meilleurs golfeurs se montrent hésitants.

Parmi les têtes d’affiche qui envisagent de jouer ou qui n’ont pas encore pris leur décision, on remarque Jordan Spieth, le champion de l’Omnium des États-Unis Dustin Johnson, Bubba Watson, le Suédois Henrik Stenson et l’Anglais Danny Willett, champion du Tournoi des Maîtres.

Le golf n’a pas figuré au programme olympique depuis les Jeux de 1904 à St. Louis.

Le Sud-Africain Louis Oosthuizen a soulevé des problèmes d’horaire lors de l’annonce de son retrait. Le Fidjien Vijay Singh a mentionné brièvement le virus Zika mais il était davantage concerné par le calendrier. Graeme McDowell, qui était pressenti pour remplacer McIlroy, a renoncé la semaine dernière parce que sa femme attend leur deuxième enfant quelques semaines après les Jeux olympiques et il ne voulait pas être à l’extérieur du pays dans les semaines précédant la naissance.