Las Vegas, une ville comme les autres ?

On se lasse rapidement des lumières étincelantes, des buffets à n’en plus finir et des tables de blackjack du Strip de Las Vegas, affirme le défenseur des Flames de Calgary Deryk Engelland.

Si quelqu’un peut comprendre ce dont la Ligue nationale de hockey pourrait avoir l’air dans le désert du Nevada, c’est Engelland, qui vit à Las Vegas avec sa famille depuis 12 ans.

Né à Edmonton mais élevé dans une petite communauté du nord de la Colombie-Britannique, Engelland a découvert la ville alors qu’il était âgé de 21 ans et qu’il s’alignait pour les défunts Wranglers de Las Vegas, de la Ligue East Coast. Au départ, il était intrigué par l’effervescence de la cité, particulièrement celle de son artère principale.

« Une fois sur place, vous vous lassez plutôt rapidement de cette partie de la ville, a déclaré l’arrière de 34 ans. Vous apprenez à connaître la ville, ses quartiers à visiter et ceux à éviter. Je pense que c’est une ville comme toutes les autres. »

Pour eux, le Strip, comme Times Square pour les New-Yorkais, est un de ces endroits à éviter. Y aller constitue davantage une corvée qu’une partie de plaisir et ils ne s’y rendent que lors d’occasions spéciales ou avec des amis ou de la famille de passage.

Les joueurs de la LNH goûteront bientôt à ce que Las Vegas a à offrir. Le Bureau des gouverneurs du circuit Bettman devrait annoncer mercredi qu’il a retenu la candidature de la ville dans son processus d’expansion.

C’est à Las Vegas qu’Engelland a rencontré sa conjointe, alors étudiante. Ils sont maintenant les parents de deux jeunes garçons, tous deux nés là-bas. À ses yeux, une fois que vous quittez les casinos, les restaurants et les attraits du Strip, Las Vegas est « un peu comme une petite ville dans une grande cité ».

Le temps ensoleillé, le climat sec, les activités de plein air et la proximité de la côte du Pacifique constituent autant d’attraits aussi importants. Le prix des résidences est également très abordable dans cette région qui a été durement touchée par la récession.

Ce sont toutes ces choses qui ont convaincu les Engelland d’y élire domicile, et « je ne pense pas que ça va changer de sitôt », mentionne-t-il.

Les Engelland viennent d’ailleurs de se faire construire une nouvelle maison.

Le défenseur dit déjà ressentir un engouement pour la LNH. Lors d’une récente visite au gym, tout ce dont voulaient lui parler ses partenaires d’entraînement, c’était la nouvelle équipe.

« Même les gens qui ne sont pas amateurs de hockey sont excités à l’idée d’avoir un club à suivre », a-t-il dit.

Il ne s’attend pas à ce que Las Vegas représente un problème pour les joueurs ; après tout, ils ont facilement accès à des tables de jeu ailleurs, y compris à Calgary.

« Pendant la saison, si vous voulez sortir, peu importe où vous êtes, vous pouvez sortir. Il est certain que c’est un peu plus accessible ici, mais ce n’est pas différent d’endroits comme New York ou Miami. Je pense vraiment qu’après un certain temps, ce n’est plus un attrait. »