L’attaque massive des Sharks au coeur de leur succès

Lorsque Peter DeBoer est devenu l’entraîneur-chef des Sharks de San Jose, l’une des premières tâches qu’il voulait accomplir consistait à s’assurer que les succès de l’équipe ne soient pas uniquement attribuables à leur supériorité numérique dévastatrice.

Ils ont ajouté de la profondeur et ont peaufiné leur jeu à forces égales afin de prendre part aux séries éliminatoires de la Ligue nationale de hockey un an après les avoir ratées. Cependant, chassez le naturel et il revient au galop : l’attaque massive des Sharks s’est révélée une arme redoutable et le véritable baromètre de leurs succès de l’équipe jusqu’ici en séries.

Après avoir été blanchis avec l’avantage d’un homme dans le match initial de la série finale de l’association Ouest, les Sharks ont fait mouche à deux reprises pendant qu’un joueur des Blues était au cachot mardi soir, en route vers une victoire à sens unique de 4-0. C’est donc 1-1 dans la série à l’aube du match no 3 qui sera présenté jeudi à San Jose.

« Ça nous a donné du rythme, a confié DeBoer mercredi. Je crois que c’est ce que nous tentons de faire avec nos unités spéciales aux deux extrémités de la patinoire ; nous donner du rythme. Quand nous marquons en supériorité numérique, ça crée du rythme. Quand nous écoulons une pénalité comme ce fut le cas [mardi] soir lors d’une infériorité numérique de quatre minutes, je crois que ça crée aussi du rythme. C’est ce que tu veux qu’il se produise comme entraîneur ; que tes unités spéciales créent du rythme. Je crois que c’est ce qui nous aide. »

Ensemble depuis longtemps

Les Sharks mènent la LNH avec 15 buts en supériorité numérique dans les présentes séries et leur taux d’efficacité de 30 % leur permet de trôner au sommet de cette catégorie parmi les équipes qui ont franchi au moins une ronde. Au cours de leurs neuf victoires jusqu’ici en matchs éliminatoires, les Sharks ont converti 13 de leurs 32 occasions avec l’avantage d’un homme. En comparaison, ils n’ont marqué que deux buts en 18 supériorités numériques au cours de leurs cinq défaites encaissées dans le tournoi printanier.

La formation californienne, qui compte sur une attaque à cinq dont les membres jouent ensemble depuis des années, est de toute évidence réglée au quart de tour. Le centre Joe Thornton est le fabricant de jeux, et il passe la plupart de son temps sur la patinoire à mi-chemin de la zone offensive le long de la rampe — ou encore derrière le filet adverse. Il dispose de nombreuses options.

Le défenseur Brent Burns a inscrit les deux buts en avantage numérique lors du match no 2 en décochant des tirs sur réception imparables pour le gardien des Blues Brian Elliott. Le capitaine des Sharks, Joe Pavelski, a dominé son équipe avec 12 buts en avantage numérique cette saison, la plupart se produisant à la suite d’une déviation ou d’un retour de lancer dans l’enclave. Les attaquants Logan Couture et Patrick Marleau sont polyvalents, car ils peuvent créer des jeux pour leurs coéquipiers ou encore exploiter leur puissant tir pour inscrire des buts déterminants.

« Notre avantage numérique fonctionne parfaitement, a dit Thornton. Tu ne peux identifier une seule menace. Les cinq gars sur la patinoire peuvent te faire mal. Je crois que la clé est d’être constamment en mouvement, car ça devient difficile de nous cerner défensivement. »