David Stern constate la qualité des joueurs étrangers - Le développement de la NBA passe par l'Europe

New York — Il est l'un des hommes les plus influents du sport mondial. À 60 ans révolus, David Stern préside aux destinées de la NBA depuis un quart de siècle.

Ce fils de modestes épiciers juifs du quartier de Chelsea, à New York, que toute l'Amérique appelle aujourd'hui Easy David, est l'artisan du développement planétaire de la NBA.

Sensible à l'arrivée en force de joueurs français et européens dans son circuit, il explique pourquoi l'Europe est devenue un rouage essentiel.

— Peut-on dire que la NBA est devenue une entreprise au rayonnement mondial?

«Effectivement, nos matches sont désormais retransmis dans plus de 200 pays et les revenus de la Ligue ont augmenté de 500 pour cent en 20 ans. Je crois que l'on peut en être fier. Par ailleurs, l'instauration du plafond salarial, qui permet de plafonner la masse salariale des équipes sous peine d'amendes, a assaini je crois l'état financier de la plupart des franchises.»

— Quels sont les principaux axes de développement sur lesquels travaille aujourd'hui la NBA?

«Je crois tout d'abord que nous avons un label, une marque déposée. Qui, dans le monde, n'a pas entendu ou vu au moins une fois notre slogan, 'I love this game'? Partant de là, on continue en essayant par exemple de développer notre ligue féminine [la WNBA]. Et puis, dans le cadre de la mondialisation, nous poursuivons l'ouverture de bureaux NBA un peu partout sur la planète. Paris en a déjà un depuis quelques années.»

— L'avenir de la NBA passe donc, au moins en partie, par l'Europe et la France?

«Oui. Notre politique de développement passe aussi par la France car nous sommes partis d'un constat très simple éclairé par les résultats des récentes compétitions internationales: nous ne sommes plus les seuls, en Amérique, à bien savoir jouer au basket. Voilà pourquoi des projets existent avec, par exemple, la création de salles aux normes NBA d'ici deux ans. On a avancé du côté de Londres, Berlin et je vois bien des franchises NBA installées en Europe, dont une en France, au pays de Tony Parker, à l'horizon 2007-2008.»