Duron Carter entend briller à Montréal

Duron Carter sera de retour avec les Alouettes de Montréal après avoir passé la dernière saison avec l’équipe d’entraînement.
Photo: Darron Cummings La Presse canadienne Duron Carter sera de retour avec les Alouettes de Montréal après avoir passé la dernière saison avec l’équipe d’entraînement.

Duron Carter est de retour dans la Ligue canadienne de football pour une seule raison: jouer.

Le fils du receveur de passes étoile Cris Carter, un membre du Temple de la renommée du football professionnel, a passé la dernière saison au sein de l’équipe d’entraînement des Colts d’Indianapolis, dans la Ligue nationale.

Même s’il y a apprécié son séjour — et le défi d’affronter quotidiennement le demi de coin Vontae Davis —, il a décidé de revenir avec les Alouettes de Montréal parce qu’il veut faire davantage que simplement s’entraîner.

«J’ai adoré Indy, on m’a donné une belle occasion et j’ai beaucoup appris», a déclaré Carter, de passage à Toronto récemment pour participer à une séance de photos promotionnelle. «Mais leurs projets étaient différents de ce à quoi j’aspirais.»

«Il y avait beaucoup de politique et d’autres choses dont j’ignorais l’existence. Tout ce que je voulais, c’était jouer au football, et Montréal me le permet.»

L’ailier espacé de 6 pieds 5 pouces et 220 livres a amorcé sa carrière professionnelle à Montréal en 2013. En deux saisons, il a totalisé 124 attrapés pour des gains de 1939 verges et 12 touchés. À sa dernière saison, il a capté 75 passes, dont sept pour des touchés, et amassé 1030 verges de gains.

Il a ensuite paraphé un contrat de trois ans d’une valeur globale de 1,575 million $US avec les Colts. Il n’a toutefois pas eu droit à une prime à la signature et seulement 25 000 $ étaient garantis.

Carter a terminé le camp d’entraînement avec neuf attrapés et des gains de 126 verges, mais il s’est retrouvé au sein de l’escouade de réserve des Colts. Il est devenu joueur autonome en janvier lorsque les Colts ne lui ont pas offert de contrat visant à conserver leurs droits sur lui.

«À l’entraînement, j’ai participé à plusieurs séances avec les membres de l’équipe principale, mais lorsque nous sommes arrivés au calendrier préparatoire, j’ai eu l’impression qu’on me gardait en retrait, a expliqué Carter. Les Colts n’avaient rien contre moi; ils me voyaient simplement comme un projet à plus long terme. Je suppose que mon jour n’était pas encore arrivé.»

Carter aura toutes les occasions de briller à Montréal après avoir conclu une entente d’une saison qui en ferait le receveur le mieux payé dans la LCF, à environ 250 000 $ selon diverses informations qui ont circulé.

Un groupe de receveurs relevé

Il se joindra à un groupe de receveurs comprenant le vétéran S.J. Green (71 attrapés, 1036 verges, trois touchés) et Kenny Stafford (47 attrapés, 732 verges, neuf touchés avec les Eskimos d’Edmonton), sans oublier le demi offensif Tyrell Sutton, qui a dominé la ligue pour les gains au sol (1059 verges) en plus de capter 43 passes pour des gains de 334 verges.

Une attaque plus constante pourrait aider les Alouettes à renouer avec les éliminatoires en 2016. Avec un rendement de 6-12, ils ont terminé au dernier rang de la section Est l’an dernier, n’ayant marqué que 388 points. Seuls les Blue Bombers de Winnipeg, avec 353, en ont totalisé moins.

L’objectif central de Carter consistera à aider la formation montréalaise à reprendre le chemin de la victoire. Mais il aimerait aussi accumuler plus de verges qu’Adarius Bowman, des Eskimos, qui a dominé la LCF en 2014 (1456 verges) avant de se classer 2e la saison dernière avec 1304 verges, derrière Eric Rogers (1448), des Stampeders de Calgary.

«Mon but, si j’en ai un, est de finir devant Bowman», a déclaré Carter, qui se considère un meilleur receveur qu’en 2013. «Il est toujours près du sommet. Je veux mener la ligue pour le nombre d’attrapés, de touchés et les verges gagnées.»

Carter pourrait retourner dans la NFL une fois sa saison avec les Alouettes terminée, mais il ne regarde pas si loin devant.

«Je me vois jouer contre Winnipeg [le 24 juin] pour mon premier match. C’est tout ce que je vois», a-t-il mentionné.

«Si je retourne dans la NFL, j’y retournerai. Si je n’y retourne pas et que je termine ma carrière dans la LCF, je pense que j’aurai eu une belle carrière. Ce n’est pas seulement une question d’argent, d’être célèbre, de jouer au sud de la frontière et de me retrouver à la télé. Tout ce que je veux, c’est jouer au football et c’est ce que j’essaie de faire.»