Coupe Davis - Le Canada s'incline

Maastricht, Pays-Bas — Le Canada n'est pas parvenu à causer les surprises nécessaires pour accéder au deuxième tour du groupe mondial de la coupe Davis, hier, et il lui faudra maintenant défendre sa place parmi l'élite du tennis masculin.

Les Pays-Bas ont remporté leur duel trois de cinq lorsque Martin Verkerk a battu Frank Dancevic, de Niagara Falls, 6-7(5), 6-2, 7-5, 6-3 lors du premier de deux matchs de simple au programme dimanche. Les Néerlandais se procuraient ainsi une insurmontable avance de trois à un.

Puis, dans une rencontre qui n'avait plus aucune importance et qui a été réduite à un deux de trois, Sjeng Schalken a défait Simon Larose, du Cap-de-la-Madeleine, 6-2, 7-5.

À cause de la présence de Schalken et de Verkerk, deux joueurs classés parmi les 20 meilleurs au monde en simple, les Pays-Bas étaient largement favoris pour éliminer le Canada. En quarts de finale, en avril, les Pays-Bas affronteront l'Espagne.

De son côté, le Canada, qui en était à une première présence au sein du groupe mondial depuis 1992, tentera d'y demeurer. Pour ce faire, cependant, il devrai disputer un tournoi de qualification, au mois de septembre, contre une nation qui sera connue ultérieurement.

«Nous nous sommes présentés ici, nous avons assez bien joué mais nous avons quand même perdu, a résumé Grant Connell, le capitaine de l'équipe canadienne.

Dancevic réagit bien

Verkerk, 18e joueur mondial, et Dancevic, classé 217e, ont tous deux dominé au service lors de la première manche, concédant rarement plus d'un point à son rival.

Dancevic a maintenu la cadence et il a arraché le premier set, 7-5 au bris d'égalité. Mais Verkerk, finaliste des Internationaux de France en 2003, a modifié sa stratégie. Il s'est présenté au filet plus souvent, dans l'espoir d'accentuer la pression sur son jeune adversaire de 19 ans et il a brisé le service de Dancevic en deux occasions en deuxième manche, pour l'emporter 6-2.

«Pendant une manche et demi, son niveau de jeu était très élevé et j'ai paniqué un peu, a confié Verkerk. Mais je savais qu'il s'agissait d'un trois de cinq et je suis à mon mieux lors de tels matchs.»

«Je dois lui rendre hommage, a ajouté Verkerk. S'il est capable de me faire courir à gauche et à droite sur terre battue, qui n'est pas sa surface préférée, je ne veux pas l'affronter sur toute autre surface de jeu.»