Les Blackhawks déplorent une sortie hâtive

Il n’y aura pas de hockey en juin pour les Blackhawks de Chicago cette année. Ni même en mai, en fait. Les dirigeants de l’équipe auront donc beaucoup de temps pour trouver une solution aux problèmes liés au plafond salarial en vigueur dans la Ligue nationale de hockey.

Les Blackhawks n’ont pas été en mesure de défendre leur titre de champions de la Coupe Stanley décroché l’an dernier. Ils ont baissé pavillon 3-2 aux mains des Blues de St. Louis lundi soir dans le 7e et décisif match d’une passionnante série de premier tour. Six des sept rencontres se sont terminées par un but d’écart, et Brent Seabrook et Andrew Ladd ont vu des tirs frapper les deux poteaux lors de défaites des Hawks.

« Il est malheureux que nous n’ayons pas la chance d’aller loin de nouveau », a reconnu le capitaine des Blackhawks, Jonathan Toews.

Il s’agit de l’élimination la plus rapide de l’équipe depuis qu’elle avait été évincée au premier tour des séries de 2012. L’année suivante, elle a gagné la Coupe Stanley, puis perdu en finale de l’association Ouest face aux Kings de Los Angeles en 2014 avant de boire une fois de plus dans le précieux trophée au printemps 2015.

« C’est difficile de gagner pendant une aussi longue période de temps, a souligné le défenseur Duncan Keith. Il faut beaucoup de choses. Il faut tout le monde. Au bout du compte, nous n’y sommes pas arrivés et il faut lever notre chapeau aux Blues. »

Noyau maintenu

Alors que la troupe de Joel Quenneville devrait demeurer une sérieuse aspirante aux grands honneurs la saison prochaine — la plupart des joueurs formant le noyau ont signé des ententes à long terme — ils devront aussi dire au revoir à certains autres en raison de cette lutte pour respecter le plafond salarial dans laquelle ils sont engagés.

Ladd, Dale Weise et Tomas Fleischmann — ces deux derniers acquis du Canadien de Montréal — peuvent tous devenir joueurs autonomes cet été. Andrew Shaw, Richard Panik et Brandon Mashinter pourraient aussi revêtir de nouveaux uniformes la saison prochaine.

Shaw, qui est âgé de 24 ans et a passé toute sa carrière dans la LNH à Chicago, est admissible à l’autonomie avec restrictions. Il a totalisé 14 buts et 34 points en saison régulière et a mené son équipe avec quatre buts lors de la série contre St. Louis même s’il a été suspendu lors du 5e match pour avoir tenu des propos homophobes.

L’entraîneur-chef Quenneville adore la combativité de Shaw et son travail devant le filet adverse, mais le directeur général des Hawks, Stan Bowman, aura de la difficulté à conserver les services de son tenace attaquant.

Bowman s’est retrouvé dans une situation semblable la saison dernière avec Brandon Saad, un attaquant plus jeune et plus talentueux que Shaw, qui était également susceptible de devenir joueur autonome avec restrictions. Les Blackhawks l’ont échangé aux Blue Jackets de Columbus le 30 juin.

Panik pourrait aussi devenir joueur autonome avec restrictions, tandis que Mashinter aurait droit à l’autonomie complète à compter du 1er juillet.

Peu importe qui part et qui reste, les Blackhawks auront sans doute l’an prochain une allure semblable à celle de la saison qui vient de prendre fin. Patrick Kane, qui fera graver son nom sur le trophée Art Ross pour une première fois, et Toews dirigent l’une des attaques les plus solides dans la LNH. Quant à Keith, Seabrook et Niklas Hjalmarsson, ils sont les piliers de l’une des meilleures défensives du circuit.

« La pilule est difficile à avaler lorsque votre saison prend fin et que vous devez vous dire qu’il faut profiter de la longue trêve », a fait remarquer Keith après la défaite de lundi. « Nous voulions tous poursuivre notre route et de toute évidence, notre désir ne s’est pas concrétisé. »