Connor McDavid, déjà le leader des Oilers

Connor McDavid a fait suffisamment impression à sa saison recrue, même si elle a été abrégée, pour gagner le respect de ses coéquipiers, qui le considèrent déjà comme leur leader actuel et futur.

« Sur la patinoire, il a tout fait et même plus, a dit son coéquipier et ancien 1er choix au repêchage Taylor Hall. À la fin de la saison, il était notre leader sur la glace. Avec toutes les attentes placées en lui, la façon dont il se comporte à l’extérieur de la patinoire et sa personnalité, c’est vraiment très plaisant d’être en sa compagnie. »

McDavid a confié qu’il est touché par les commentaires de son cochambreur cet hiver.

« C’est un véritable honneur de l’entendre dire ça. C’est quelqu’un que je respecte énormément et son avis signifie donc beaucoup pour moi, a déclaré le joueur de centre de 19 ans. Je ne suis certainement pas le gars qui parle le plus dans le vestiaire, mais je suis devenu de plus en plus à l’aise au fil de la saison. J’essaie de donner l’exemple sur la patinoire. »

Le choix numéro 1 au dernier repêchage de la Ligue nationale de hockey y est parvenu à sa première saison seulement même s’il a raté 37 matchs en raison d’une blessure. Il a complété la saison avec 16 buts, 48 points et cinq buts victorieux alors qu’il s’est fracturé la clavicule le 3 novembre, une blessure qui selon lui l’a paradoxalement aidé à s’adapter à la LNH.

« C’est malheureux que ce soit arrivé à ma première année, mais j’ai appris de la situation », a-t-il soutenu dimanche alors que les joueurs des Oilers vidaient leur casier après avoir été écartés des séries éliminatoires pour une 10e saison consécutive. « Ça m’a offert l’occasion de regarder le jeu d’un angle différent et j’ai appris un peu plus. »

McDavid a notamment réalisé que le rythme de jeu est plus rapide dans la LNH. « Personne ne fait d’erreurs et tout le monde est tellement plus grand et plus fort. Et les occasions de marquer ne viennent pas aussi souvent que dans le junior. »

Plus d’un point par match

Il a toutefois utilisé sa vitesse et son talent pour créer assez d’occasions pour maintenir une moyenne de plus d’un point par match au sein d’une équipe qui a récolté seulement 31 victoires et 70 points.

« C’est parfois bizarre, a poursuivi l’athlète de 6 pieds 1 pouce et 190 livres. Certaines fois, tu connais un excellent match et tu n’obtiens aucun point. D’autres fois, tu es moyen et tu récoltes deux ou trois points. C’est difficile d’obtenir des points mais, pour une raison quelconque, je me suis senti assez à l’aise immédiatement. »

Il ne s’est toutefois pas habitué à la défaite qui est devenue courante chez les Oilers. Ils ont terminé au 29e rang sur 30 équipes.

« C’est difficile à vivre, a-t-il dit. La défaite est quelque chose d’ancré ici depuis un certain temps. »

« Je pense qu’il suffit d’en arriver au point où vous en avez tellement marre de perdre que vous ne pouvez plus l’accepter. Je crois que beaucoup de gars en sont arrivés à ce point et je suis certainement quelqu’un qui ne compose pas très bien avec la défaite. Cette saison a donc été difficile pour moi. »