Russell Martin veut s’amuser cette fois

Le Québécois Russell Martin est heureux de pouvoir vivre pour une deuxième fois l’expérience de jouer des matchs de la Ligue des pamplemousses à Montréal, et après la pression ressentie l’an dernier, le receveur croit qu’il sera davantage en mesure d’apprécier la série de deux matchs entre les Blue Jays de Toronto et les Red Sox de Boston.

« L’an dernier, je me suis mis de la pression », a-t-il reconnu vendredi après-midi devant un nombre imposant de journalistes. « Cette année, je veux avoir du “fun”. On ne peut pas célébrer le baseball à longueur d’année à Montréal, alors on veut faire ça en deux journées. Ça apporte du piquant à Montréal et cette fois, j’ai juste hâte d’embarquer sur le terrain et de faire ce que j’aime faire. »

Cet état d’esprit plus calme, Martin l’a également ressenti au cours du camp d’entraînement. Après que les Blue Jays eurent goûté aux séries éliminatoires l’an dernier, il a perçu une attitude différente chez ses coéquipiers.

« Nos jeunes joueurs sont différents. L’an dernier, certains n’avaient jamais joué un match, encore moins en séries. Cette année, ils savent ce que c’est de jouer 162 matchs et de se garder en forme d’avril à octobre. Beaucoup de nos jeunes joueurs ont vécu de belles choses et ça va les aider dans leur carrière. Ils pourront toujours s’y référer s’ils connaissent des périodes plus difficiles. »

De son côté, avec le départ de Dioner Navarro, Martin pourrait être appelé à jouer un plus grand rôle au sein de l’équipe. « Je ne sais pas si ça me donnera plus de travail, a-t-il expliqué. J’ai été chanceux dans ma carrière: j’ai toujours eu de bons substituts. Navarro peut être partant au sein de plusieurs formations. »

« Je commence la saison avec Josh Thole. C’est le gars parfait pour R.A. Dickey: il a attrapé sa balle papillon pendant longtemps. À ce niveau-là, c’est sûr que ça m’aider: je vais me concentrer sur les quatres autres lanceurs de la rotation. Ça va m’apporter une certaine stabilité, ne serait-ce qu’à mon horaire. »

Toujours convaincu

Martin est par ailleurs toujours convaincu que Montréal pourra retrouver un jour le baseball majeur.

« J’aime le croire, que c’est une possibilité. J’aimerais que Montréal obtienne un club de l’Américaine afin de créer une rivalité avec Toronto. Mais je ne suis pas au courant de tout le processus entourant la venue d’une nouvelle équipe ou sur la façon de le faire. Je pense toutefois que cette ville est prête et que ce n’est qu’une question de temps. »

Il ne craint pas non plus que l’intérêt des partisans québécois diminue en attendant une éventuelle annonce d’expansion ou de relocalisation.

« Je ne sais pas si l’engouement va diminuer. Si nous, les Blue Jays, continuons à jouer de la bonne balle, je pense que ça va aider à garder la flamme allumée. J’aimerais ça voir le retour du baseball à Montréal. Si nous continuons d’être compétitifs et de faire de bonnes choses sur le terrain, je pense que les gens vont continuer d’en parler et que l’engouement ne s’essoufflera pas. »