Les Blue Jays profitent d’une rare chimie

Les Blue Jays à l'entraînement
Photo: Frank Gunn La Presse canadienne Les Blue Jays à l'entraînement

Chaque matin, Josh Donaldson signale son arrivée en faisant retentir puissamment ses chansons préférées des haut-parleurs installés dans son casier dans le vestiaire des Blue Jays de Toronto. Cette musique le suit jusqu’aux séances d’entraînement et pendant les exercices au bâton, lors desquels il offre des conseils et discute de l’art de frapper avec des recrues, mais aussi des vétérans.

Donaldson, le troisième-but étoile des Jays, a donné le ton dès le jour où il s’est présenté au camp ce printemps. L’équipe compte sur lui et d’autres joueurs établis pour maintenir la rare chimie qui a contribué aux succès de la formation torontoise en 2015.

« Je ne pense pas que l’on voie ailleurs un joueur vedette qui veut tant aider, a déclaré le deuxième-but Ryan Goins. JD [Donaldson], [Jose] Bautista, Tulo [Troy Tulowitzki], Eddie [Edwin Encarnacion] : ils sont tous comme ça. »

Pour la première fois depuis 1994, les Blue Jays disputeront leur match d’ouverture en tant que champions en titre de la section Est de la Ligue américaine de baseball. Après deux derniers matchs préparatoires contre les Red Sox de Boston à Montréal, ils seront les visiteurs dimanche contre les Rays de Tampa Bay. Marcus Stroman sera le lanceur partant.

Bien que leur aventure en éliminatoires ai pris fin plus tôt qu’ils l’auraient souhaité — ils ont été évincés en six matchs par les Royals de Kansas City lors de la série de championnat de la LA —, les joueurs formant le noyau de l’équipe sont de retour en 2016, plus unis que jamais.

Lors de l’une de ses premières journées au camp, Donaldson s’est amusé à lancer un ballon de football avec le nouveau venu Domonic Brown. Plus tard, il a été aperçu en compagnie de Brown dans la cage des frappeurs plusieurs heures après la conclusion des séances d’exercice.

« C’était assez impressionnant, a dit le gérant des Jays, John Gibbons. Je n’avais jamais rien vu de tel avant. Tout le monde agit un peu comme entraîneur avec un coéquipier, et il s’agit de la situation idéale. Ce n’est pas quelque chose de fréquent. »

La force du noyau

Les joueurs formant le noyau des Blue Jays ont passé beaucoup de temps ensemble pendant la saison morte. Ils se sont donné rendez-vous à Las Vegas pour un gala de l’UFC et se sont réunis chez Bautista pour une fête le soir du Super Bowl. Certains se sont même présentés à Dunedin plusieurs mois avant le début du camp afin de s’entraîner ensemble.

Donaldson croit beaucoup en la chimie que l’équipe a façonnée. « Certaines personnes y voient du bon, d’autres pensent que ça n’a pas d’importance. Mais si vous aviez vu notre vestiaire du début de la dernière saison jusqu’à la fin, vous comprendriez », a-t-il fait remarquer.

« Dans certaines équipes, les joueurs ne font que se présenter au stade. Chez d’autres formations, les gars ont hâte d’arriver et de côtoyer leurs coéquipiers. Lorsque les 25 joueurs sont sur la même longueur d’onde, ça devient agréable et vous commencez à connaître du succès. Les joueurs sur lesquels nous comptons et ceux qui étaient là l’an dernier sont très spéciaux. »

Les joueurs qui s’apprêtent à amorcer leur première saison à Toronto sont aussi de cet avis. C’est le cas du Canadien Scott Diamond, un lanceur gaucher qui a déjà porté l’uniforme des Twins du Minnesota, et qui s’est immédiatement senti un membre à part entière des Blue Jays.

« Je croyais que les Twins formaient un groupe uni, mais ce n’est rien de comparable à ce que j’ai vu ici », a confié Diamond, qui a signé un contrat des ligues mineures en novembre et qui a depuis été retranché de la formation principale. « Habituellement, il y a une sorte de distance entre les lanceurs et les joueurs de position, mais vous n’avez pas ça ici. C’est le point de départ d’une belle chimie d’équipe et c’est présent ici. »