Sidney Crosby a retrouvé sa touche

C’est n’est pas une sensation habituelle pour Sidney Crosby.

Le capitaine des Penguins de Pittsburgh et la tête d’affiche du hockey au Canada ne cherche généralement pas de réponses sur la patinoire, du moins jamais autant qu’après son début de saison catastrophique. Non seulement les buts se révélaient difficiles à obtenir, Crosby avait en outre la vague impression qu’il était totalement inefficace.

Il a enregistré son premier point lors du sixième match au mois d’octobre, et a été limité à deux buts lors de ses 18 premières rencontres. Il a conclu le premier mois du calendrier avec le plus faible total de points (5) de sa carrière. Toutes les statistiques, de sa productivité en attaque au temps de possession de la rondelle, indiquaient que quelque chose clochait chez le meilleur joueur au monde.

Ce qui le troublait encore davantage, c’était l’absence de chances de marquer.

« C’est une chose de traverser des séquences où la rondelle refuse de pénétrer dans le filet, mais c’en est une autre quand tu as l’impression que tu n’as aucun impact sur l’issue d’une rencontre », a déclaré Crosby lors d’une entrevue post-entraînement plus tôt cette semaine. « Et cette période-là a été difficile. »

Trop en faire

Les ennuis se sont poursuivis en novembre, mais Crosby a finalement vu la lumière au bout du tunnel. Il a depuis retrouvé sa place au sein de l’élite de la Ligue nationale de hockey, occupant le 3e rang des pointeurs en 2015-2016.

« Quand j’y repense, je dois admettre que je tentais d’en faire trop, a reconnu Crosby. J’ai l’impression que j’aurais simplement dû sauter sur la patinoire et jouer plutôt que de penser à chacune des chances que je ratais. J’aurais dû me concentrer à retrouver mes bonnes sensations et à obtenir des chances de marquer. »

Il a pris du recul et a simplifié son approche, prenant la décision de retrouver sa touche en pourchassant la rondelle. Il en a déduit que s’il la protégeait et qu’il était plus combatifif dans les batailles pour sa possession, les points s’accumuleraient.

C’est sa capacité à contrôler le disque qui est la plus évidente lorsque Crosby est à son meilleur, a dit le gardien des Penguins Marc-André Fleury.

« C’est là-dessus que j’essaie de travailler, a confié Crosby. Quand tu pourchasses la rondelle, tu crées plus de chances de marquer parce que tu es en possession de la rondelle, et lorsque tu fabriques rapidement des jeux, tu te crées de l’espace. »

« Parfois, quand tu as des ennuis, tu tentes le jeu parfait, tu ralentis le jeu parce que tu réfléchis et tu réduis ton temps de réaction. Ce n’est pas si compliqué que ça quand tu prends le temps d’y réfléchir. C’est assez simple. J’essaie de m’assurer de me contenter de jouer, de laisser le jeu venir à moi et de me fier à mes réflexes plutôt que de réfléchir. »