Place au baseball!

Les Pirates de Pittsburgh devraient de nouveau se battre pour le 1er rang de la divison cette saison. Sur la photo, Gregory Polanco glissant au marbre.
Photo: Gene J. Puskar Associated Press Les Pirates de Pittsburgh devraient de nouveau se battre pour le 1er rang de la divison cette saison. Sur la photo, Gregory Polanco glissant au marbre.

À ce temps-ci de l’année, toutes les équipes du baseball majeur — ou presque : certaines sont réalistes — croient en leurs chances. Mais certaines auront un chemin plus difficile que d’autres pour atteindre les séries éliminatoires, et aucune plus que les Pirates de Pittsburgh, qui font peut-être partie de la division la plus relevée de tout le baseball, soit la Centrale de la Ligue nationale.

Les 98 victoires des Pirates l’an dernier ne leur ont permis de terminer qu’au 2e rang de la section, derrière les Cardinals de St. Louis). Ils ont ensuite été muselés par Jake Arrieta et les Cubs de Chicago dans le match pour le quatrième as, perdu 4-0.

Menés par le perpétuel candidat au titre de joueur par excellence Andrew McCutchen (lauréat en 2013, il a terminé parmi les cinq premiers au scrutin à chacune des quatre dernières saisons), les Pirates devraient de nouveau se battre pour le 1er rang de la divison cette saison, mais avec les Cubs cette fois.

« Les Pirates sont arrivés à maturité, a indiqué à La Presse canadienne un dépisteur des majeures. Que peux-tu faire de plus que 98 victoires ? Mais ils sont dans la section la plus compétitive du baseball. »

Et celle-ci pourrait bien être l’affaire des Cubs. La jeune formation — Kris Bryant, Anthony Rizzo, Addison Russell, Jorge Soler et Kyle Schwarber seront tous âgés de 26 ans ou moins en 2016 — est prête à passer à la prochaine étape et elle est dirigée par le meilleur gérant des grandes ligues en Joe Maddon. Après 108 ans de disette, 2016 pourrait-elle être l’année où les Cubs remporteront enfin la Série mondiale ? En tout cas, tous les ingrédients sont en place.

« Les meilleures équipes de la Nationale se trouvent dans cette section, a ajouté ce dépisteur. C’est dommage : elles ne pourront pas toutes atteindre la Série mondiale. »

Les puissances

Sans surprise, les Blue Jays de Toronto devraient de nouveau faire partie des puissances des majeures cette saison. La meilleure attaque du baseball en 2015 revient avec un rôle des frappeurs intact en plus de pouvoir compter dès le début de la saison sur l’arrêt-court Troy Tulowitzki et d’un Michael Cuddyer en santé au lieu de Ben Revere au champ gauche.

Si la formation torontoise a perdu les services du lanceur partant David Price, elle pourra toutefois compter sur le retour au jeu de Marcus Stroman. Le premier partant des Jays n’a effectué que quatre départs l’an dernier en raison d’une déchirure ligamentaire à un genou.

Évidemment, les Royals de Kansas City seront à surveiller de nouveau cette saison. Championne de la Série mondiale en 2015 après avoir été la finaliste malheureuse un an plus tôt, la formation du Missouri demeure pratiquement inchangée à la veille de la campagne imminente. Seul ajout notable : l’embauche pour un an du partant Ian Kennedy, qui devrait occuper le troisième rang de la rotation derrière Yordano Ventura et Edinson Volquez.

Les Astros de Houston, dont la jeune formation a éclos la saison dernière, seront de nouveau à surveiller. Mais ils auront de la compétition dans l’Ouest de l’Américaine de la part des Rangers du Texas, qui retrouveront leur as partant Yu Darvish.

Les plus améliorées

Assurément, les plus gros coups de la saison morte ont été réalisés par les Diamondbacks de l’Arizona, qui ont embauché les partants Zack Greinke et Shelby Miller. « Avec ces deux gars-là, ils se sont procuré 60 départs de qualité », analyse notre dépisteur.

Et il est difficile de passer sous silence les embauches de Price et du releveur no 1 Craig Kimbrel par les Red Sox de Boston. Mais seront-elles suffisantes pour les faire passer de détenteurs du dernier rang dans l’Est de l’Américaine à aspirants aux éliminatoires ? La marche semble haute.

Une année de misère pour…

Les Reds de Cincinnati et les Brewers de Milwaukee devraient pour leur part en arracher. À Cincinnati, les Reds se sont départis de tout le monde sauf Joey Votto, tandis qu’à Milwaukee, la direction a joué franc jeu en déclarant publiquement son désir de reconstruire. La saison sera longue pour les partisans de ces deux clubs.

Elle le sera aussi pour les partisans des Yankees de New York. C’est vrai qu’avec l’addition d’Aroldis Chapman, les Yankees comptent maintenant sur un trio impressionnant en relève avec Dellin Betances et Andrew Miller. Chapman est toutefois suspendu pour les 30 premiers matchs de la campagne en raison d’une affaire de violence conjugale, et il n’est pas garanti que les Yankees auront souvent l’avance après 6 manches.

Les Bombardiers du Bronx ont une formation vieillissante avec les Mark Teixeira, Alex Rodriguez, Jacoby Ellsbury — souvent blessé —, Brett Gardner et compagnie. La perte de Greg Bird pour la saison, qui aurait pu justement venir en renfort et donner quelques jours de congé à ces vétérans, leur fera aussi très mal. Au monticule, ils se retrouvent avec un CC Sabathia qui n’a plus l’étoffe d’autrefois et qui pourrait même se retrouver dans l’enclos des releveurs à 25 millions $US par saison.

L’équipe surprise dans cette catégorie pourrait bien être les Dodgers de Los Angeles. Notre interlocuteur n’est pas convaincu que les Dodgers ont ce qu’il faut pour combler la perte de Greinke. « Ce sont 32 départs et peut-être 20 victoires que les Dodgers ont perdus en étant incapables de s’entendre avec Greinke, souligne-t-il. Il faut les remplacer et je ne suis pas certain qu’ils ont les éléments pour y parvenir. »

« Offensivement, ce n’est pas extraordinaire non plus, ajoute-t-il. Mais si ça va mal, ils n’auront pas peur d’apporter les changements nécessaires et surtout, ils en ont les moyens. »