Branle-bas en vue chez les Sénateurs

Le propriétaire des Sénateurs d’Ottawa, Eugene Melnyk, n’est pas satisfait de la piètre performance de son équipe cette saison et il compte bien faire en sorte que les choses changent.

Les Sénateurs rateront vraisemblablement les séries éliminatoires de la Ligue nationale de hockey et Melnyk est loin d’être impressionné. En ce sens, il a indiqué mardi au cours d’une conférence de presse au Centre Canadian Tire que « personne n’a un emploi assuré » au sein de l’organisation.

« Franchement, je suis très déçu de notre position au classement, a-t-il dit. Nous ne devrions pas être là. Nous avions de bien plus grandes aspirations, mais nous sommes là où nous nous trouvons et nous devons apporter des changements en vue de la saison prochaine. »

Melnyk a ajouté que toutes les facettes de l’organisation seront scrutées à la loupe. « Je vais tout évaluer, de A à Z. Personne n’est assuré de son poste quand vous connaissez une année comme celle que nous traversons. Le statu quo ne mènerait qu’à des résultats similaires la saison prochaine et cette équipe ne peut pas survivre sans participer aux séries. »

« Ça doit venir de nos tripes. Ça doit se faire par un travail acharné. Mais on peut le faire. C’est ce qu’on doit faire, rien de moins. On ne peut pas régler le problème en injectant plus d’argent. Nous connaissons tous d’autres foramtions qui ont tenté de régler leurs problèmes en injectant de plus fortes sommes pendant des dizaines d’années et ça n’a rien donné de bon. Nous devons le faire d’une façon différente et je crois que nous sommes rendus à cette étape. »

Avant le match de mardi soir des Sénateurs contre les Capitals de Washington, l’entraîneur-chef, Dave Cameron, avait mené sa troupe à une fiche de 34-31-8. Avec 76 points, les Sénateurs étaient à sept points de la dernière place donnant accès aux séries dans l’association Est avec neuf matchs à jouer.

Les Sénateurs ont terminé en 7e place dans l’Est la saison dernière et ont été éliminés au premier tour des séries.

Sous le microscope

Melnyk a souvent critiqué Cameron par le passé et il en a rajouté mardi, qualifiant la décision de celui-ci de faire amorcer le premier match de la saison par le gardien recrue Matt O’Connor de « stupide ».

« Chaque aspect de l’organisation se retrouve maintenant sous le microscope, a indiqué le propriétaire. Ça représente des heures et des heures de travail que d’analyser le travail de tout le monde, des joueurs aux soigneurs, en passant par les entraîneurs et la direction, la façon dont nous repêchons, les joueurs que nous repêchons et ce qu’ils finissent par accomplir. Avec une saison comme celle-ci, vous devez trouver des réponses. »

« Nous allons arranger cela. Nous avons traversé cette épreuve auparavant. Nous avons connu des hauts comme des bas, et cette année n’en était pas une au sommet. »

Cameron a bien voulu réagir aux propos de Melnyk à la suite de l’entraînement matinal des siens. « Je suis aussi déçu. Je pense que tous ceux qui sont associés à cette équipe sont déçus d’être exclus des séries. Mais c’est aussi son privilège à titre de propriétaire. Il paie les factures. C’est lui qui avance l’argent et il a le droit d’apporter les changements qu’il veut. »

Cameron s’attendait aussi à ce que l’équipe se qualifie cette saison. Il préfère toutefois attendre à la fin de la saison avant de parler davantage de ce qui n’a pas fonctionné.

Melnyk a également déclaré qu’il allait s’asseoir avec son directeur général, Bryan Murray, qui est toujours aux prises avec un cancer du côlon, afin de discuter de son avenir au sein de l’organisation. Murray devra décider s’il souhaite poursuivre comme d.g. ou quitter son poste et accepter un rôle de conseiller au sein de l’organisation.

À l’extérieur

L’une des priorités des Sénateurs, qui disputeront la saison prochaine leur 25e campagne dans la LNH, sera d’obtenir la présentation d’un match en plein air. Mais cela est compliqué, a expliqué Melnyk.

« C’est plus long que nous le pensions. C’est très dispendieux de le faire où nous le souhaitons. Nous tentons de tout régler côté logistique et tentons de déterminer si nous pouvons seulement le faire. Nous désirons que ce match soit joué sur la Colline parlementaire. Si vous voulez que ce match ait un impact global, c’est à cet endroit qu’il faut le jouer. Si vous ne voulez qu’un impact local, jouez-le ailleurs. »

« Si nous organisons un match extérieur, nous voulons que ce soit un événement très, très spécial. Spectaculaire. »