Le Tricolore subit un 3e revers d’affilée

On peut supposer que plusieurs spectateurs qui s’apprêtaient à franchir les portes de la sortie du Centre Bell, après le quatrième but des Flames de Calgary, sont revenus sur leurs pas lorsqu’ils ont entendu les cris de la foule et la tonitruante sirène qui se fait entendre chaque fois qu’un joueur du Canadien trouve le fond du filet. Et s’ils ont manqué la reprise du premier but de Michael McCarron, ils auront sans doute l’occasion de se reprendre, car il est appelé à en marquer bien d’autres de la même manière.

L’imposante pièce d’homme du Canadien a privé Niklas Backstrom d’un premier blanchissage depuis 2013 lorsqu’il a fait dévier le tir de Nathan Beaulieu alors qu’il restait un peu plus de sept minutes à jouer au troisième vingt.

Ce but de McCarron est venu dans une cause perdante et fut le seul de son équipe, qui s’est inclinée 4-1. Et même s’il est conscient du contexte dans lequel il a marqué, l’Américain de 21 ans ne pouvait contenir sa joie.

« J’avais un grand sourire au visage. Je ne pense pas l’avoir caché ! », a-t-il lancé.

Pendant qu’il recevait les félicitations de ses coéquipiers sur la patinoire et ensuite sur le banc des joueurs, Stefan Matteau s’est précipité vers le filet de Backstrom pour récupérer la rondelle et la lui remettre. Et les amateurs présents ont applaudi à tout rompre lorsqu’il a fait vibrer les cordages et à la suite de l’annonce officielle.

« C’est quelque chose dont je rêvais depuis toujours. Les spectateurs ont été pas mal bruyants après mon but et je voulais les remercier. Sur le banc, tout le monde était content pour moi. C’est un moment qui n’arrive qu’une seule fois. Je sais que nous n’avons pas obtenu le résultat souhaité, mais c’est mon premier but dans la LNH et c’est pas mal excitant ! »

Il est encore trop tôt pour prédire le genre de carrière que McCarron connaîtra dans la Ligue nationale. Mais il semble déjà avoir compris le mandat qu’il a à remplir : celui de se rendre devant le gardien rival et lui obstruer la vue tout en faisant la vie dure aux défenseurs adverses. C’est un travail ingrat qu’il juge nécessaire.

« C’est là où j’aime me trouver sur la patinoire. Il n’y a pas beaucoup de joueurs qui vont à cet endroit, et il en faut dans chaque équipe, a-t-il fait remarquer. Un gars comme Brendan Gallagher le fait régulièrement et il en fait un gagne-pain. S’il est capable de le faire, je suis certainement capable de le faire aussi. »

Les débuts d'Hanley

Ce match a par ailleurs marqué le début de la carrière dans la LNH du défenseur Joel Hanley, rappelé d’urgence samedi soir à la suite de la blessure à Victor Bartley.

Hanley a effectué 20 présences sur la patinoire, joué pendant un peu plus de 14 minutes et terminé le match avec un ratio défensif de moins-1.

« Ce fut une journée fort occupée. Je me suis levé ce matin à Syracuse, je suis monté dans une limousine jusqu’à Montréal. Je n’ai pas dormi de la nuit, car je ressentais beaucoup d’émotions. J’étais un peu nerveux, ce qui est normal, car j’ai toujours rêvé de jouer dans la LNH », a-t-il mentionné.

Hanley se considérait satisfait de cette première sortie.

« C’est sûr que j’aurais aimé ne pas être sur la glace sur le premier but, mais pour le reste, je pense avoir bien joué et bien défendu mon territoire. »