Accusé de dopage à la nandrolone - Rusedski comparaîtra lundi à Montréal

Greg Rusedski comparaîtra en personne, lundi prochain, pour se défendre des accusations de dopage à la nandrolone qui pèsent contre lui, a confirmé une porte-parole du joueur de tennis natif de Montréal.

Susan McMahon de la firme de relations publiques Bell Pottinger à Londres a confirmé, hier, que Rusedski sera présent devant le tribunal antidopage de l'ATP, qui sera présidé par l'avocat montréalais Yves Fortier, un expert dans le domaine du dopage. Le lieu de l'audience à Montréal n'a pas encore été révélé. Le tribunal devrait prendre une dizaine de jours pour rendre sa décision.

Des informations en provenance de Londres il y a deux semaines avaient laissé entendre que l'audience pourrait se faire dans le cadre d'une conférence téléphonique, laissant ainsi croire que Rusedski pourrait échapper à une suspension.

Rusedski est passible d'une suspension de deux ans qui pourrait mettre fin à sa carrière si les accusations de dopage sont maintenues.

L'athlète de 31 ans a été testé positif à la nandrolone lors du tournoi d'Indianapolis, le 23 juillet dernier. Le gaucher de six pieds quatre a nié s'être drogué sciemment dans un communiqué émis le 8 janvier. Il a prétendu que sa contamination au stéroïde était due aux compléments alimentaires fournis par les membres salariés du circuit professionnel. Il souhaite être blanchi comme les sept autres joueurs détectés positifs à des seuils double ou quadruple de la limite autorisée pour un stéroïde.

Rusedski a toutefois été testé après que l'ATP eut ordonné à son personnel médical, en mai, de cesser la distribution ces suppléments.

Le Tchèque Bohdan Ulihrach a avoué qu'il était l'un des joueurs à avoir échoué à un test antidopage, mais les noms des six autres n'ont pas été dévoilés publiquement.

S'il est trouvé coupable, Rusedski pourra faire appel de la décision au Tribunal arbitral du sport.

L'Agence mondiale antidopage (AMA), à qui l'ATP a demandé d'enquêter sur les tests positifs, espéraient avoir terminé son enquête avant l'audition mais ce ne sera pas le cas, a mentionné le président Richard Pound, hier. Il a ajouté que les informations qui pourraient être divulguées pendant l'audition aideront l'enquête.

«Ce pourrait être utile si nous parlons aux gens de l'ATP, a confié Pound. Nous voulons savoir quelle est la différence entre les deux circonstances.»

Pound soupçonne Rusedski d'être tenté de «se fondre dans la foule» des sept autres tests positifs.