Coupe du monde 2010: l’Afrique du Sud nie toute malversation

Fikile Mbalula
Photo: David Harrison Agence France-Presse Fikile Mbalula

Le Cap — L’Afrique du Sud n’a jamais versé de pots-de-vin pour obtenir le droit d’organiser la Coupe du monde de soccer 2010, a déclaré jeudi le ministre sud-africain des Sports devant la presse, en réponse au rapport publié la veille par la Fédération internationale de football association.

« L’Afrique du Sud n’a pas payé de pots-de-vin, et elle n’a pas non plus conspiré pour obtenir illégalement le droit d’accueillir le Mondial FIFA 2010 », a dit Fikile Mbalula au lendemain de la publication d’un rapport de la FIFA évoquant notamment les conditions d’attribution de cette Coupe du monde, la première jamais organisée sur le continent africain.

Dans une première version de son rapport, la FIFA accusait l’Afrique du Sud d’avoir acheté le Mondial 2010. En fin de journée mercredi, une « clarification » a cependant été publiée affirmant que le gouvernement du foot mondial « ne prétend pas » que l’Afrique du Sud a usé de corruption pour obtenir la présentation du tournoi.

« L’acte d’accusation américain sur lequel la FIFA fait reposer sa demande de restitution accuse simplement certains individus de comportements criminels », précisait ce communiqué tardif.

« Caricature »

Pour autant, le ministre a adopté un ton assez dur envers la FIFA : « L’Afrique du Sud considère comme un affront le fait de réduire l’une de ses plus belles réussites à une simple caricature, un incubateur de corruption », a-t-il lancé.

Selon la version défendue par l’Afrique du Sud, une somme de 10 millions de dollars a bien été donnée pour le développement du sport au bénéfice de la diaspora africaine dans les Caraïbes. Cette transaction a été formellement approuvée par la FIFA.

Mais si l’ancien président de la Confédération des Amériques du Nord et centrale et des Caraïbes (CONCACAF) Jack Warner a illégalement empoché cet argent, l’Afrique du Sud n’y est pour rien, a laissé entendre Mbalula. « L’insinuation par la FIFA d’une relation illicite entre l’Afrique du Sud et Warner est méprisable », a-t-il dit.

Le ministre a par ailleurs fait mine de s’étonner de voir que la puissante institution, rongée par la corruption et responsable de ses propres agissements passés, se présente désormais en victime.