Commotions cérébrales: le hockey diffère du football, dit Bettman

Boca Raton, Floride — Le commissaire de la Ligue nationale de hockey, Gary Bettman, ne compte pas débattre en public du dossier des commotions cérébrales après qu’un haut dirigeant de la Ligue nationale de football eut admis un lien entre l’encéphalopathie traumatique chronique (ETC) et la pratique de ce sport.

« Tout d’abord, je ne crois pas qu’il soit nécessaire ou approprié pour moi de commenter sur ce que fait ou dit la NFL, a mentionné Bettman. Deuxièmement, je pense qu’il est plutôt clair que jouer au hockey n’est pas la même chose que jouer au football. »

Le commissaire a tenu ces propos mercredi lors de la dernière journée de réunions des directeurs généraux de la LNH.

Plus tôt cette semaine, Jeff Miller, premier vice-président à la sécurité et à la santé des joueurs de la NFL, a déclaré devant un comité du Congrès des États-Unis que les recherches portant sur les cerveaux d’anciens joueurs de la NFL ont « certainement » démontré un lien entre le football et l’ETC.

Les dirigeants de la NFL ont longtemps nié toute preuve liant la pratique du football — plus particulièrement dans la NFL — et l’ETC.

Liée aux traumatismes répétitifs à la tête, l’ETC est associée à des symptômes tels la perte de mémoire, la dépression et la démence évolutive.

Ceux qui suivent le dossier du milliard de dollars que compte allouer la NFL pour régler des poursuites liées aux commotions voient dans l’aveu de Miller un élément qui change la donne.

L’entente fait l’objet d’un appel par des joueurs qui croient que la somme est insuffisante et craignent qu’elle exclue de futurs cas d’ETC.

La LNH est de son côté confrontée à un recours collectif impliquant plus d’une centaine de joueurs, qui avancent que la ligue avait les ressources pour mieux prévenir les traumatismes à la tête, qu’elle n’a pas bien averti les joueurs quant à ces risques et qu’elle a fait la promotion du style de jeu violent qui a mené à leurs blessures.

Le dossier est en cour fédérale au Minnesota depuis août 2014, et on ne s’attend pas à une résolution dans un avenir rapproché. Bettman a dit que la poursuite est sans fondement.