Canadien 4, Penguins 3 - Une quatrième victoire de suite contre Pittsburgh

Pittsburgh — Le Canadien a défait les Penguins de Pittsburgh pour la quatrième fois en 2003-04, mais beaucoup plus difficilement cette fois, 4-3, à l'issue d'un match qui ne passera pas à l'histoire pour sa qualité. On ne peut pas dire que les très nombreux absents au Mellon Arena ont eu tort.

Steve Bégin, Mike Ribeiro, Saku Koivu et Niklas Sundstrom ont déjoué Sébastien Caron. Eric Meloche, Konstantin Koltsov et Rico Fata ont fait de même contre Mathieu Garon. Les deux gardiens originaires de la Gaspésie, Caron surtout, ont été chancelants.

Le Canadien a disputé presque tout le match avec un seul défenseur gaucher, Andreï Markov, en l'absence de Francis Bouillon, retenu par de la mortalité dans sa famille. Sheldon Souray a en effet été chassé dès la 11e minute pour avoir tenté une imitation de Janet Jackson en se battant sans son chandail, qui n'était pas attaché, ce que proscrit le règlement. Craig Rivet a disputé un bon match de son côté opposé.

La défaite des Penguins était leur 11e de suite, ce qui égale un record de la concession datant de l'époque pré-Mario Lemieux. Ils ont aussi porté à 10 leur record de défaites consécutives à domicile et une autre défaite ici à Pittsburgh leur vaudrait d'égaler un record de médiocrité de la Ligue nationale que se partagent déjà quatre équipes.

Le Canadien a empoché deux points, comme lors du match précédent contre Chicago, mais Stéphane Quintal n'a pas joué à l'autruche. «Il va falloir hausser notre jeu d'une coche. On ne peut pas continuer à jouer comme on l'a fait à nos deux derniers matchs», a souligné le défenseur.

Encore une fois, le Canadien a eu de la difficulté à bien jouer avec une avance. «On a commencé à faire des jeux fancy à la ligne bleue», a constaté Quintal.

«On a embarqué dans leur jeu, assez mou et tout croche parfois», a dit Steve Bégin.

«C'est certain qu'à 2-0, on cherchait plus à entrer dans leur zone en faisant des jeux plutôt que lancer la rondelle au fond», a reconnu Mike Ribeiro, un des coupables. «Mais les punitions ont brisé notre rythme.»

Claude Julien a aussi relevé les quatre désavantages numériques qui ont coûté deux buts. «On savait que ce serait difficile, c'est une équipe qui joue avec beaucoup de détermination, a commencé par dire l'entraîneur. Ils nous attendaient de pied ferme [après trois défaites sévères contre le Canadien], ça fait deux jours qu'on en parle. Et les punitions leur ont donné l'occasion de revenir dans le match.»

Julien, qui mettait en doute le travail des arbitres, a laissé échapper une petite phrase lourde de sens: «On sentait que les arbitres voulaient les remettre dans le match.»

Julien a aussi laissé entendre que les deux arbitres (Chris Lee et Dan O'Rourke) ne s'entendaient pas sur la décision d'expulser Sheldon Souray de la rencontre. «Je ne pense pas qu'on va en parler autant que pour Janet Jackson», a estimé Quintal.