Sharapova démise de ses fonctions d’ambassadrice du PNUD

Genève — Une agence des Nations Unies, le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) a annoncé qu’elle arrêtait de collaborer avec Maria Sharapova en attendant les résultats de l’enquête de dopage sur la joueuse de tennis.

La joueuse est suspendue à titre provisoire par la Fédération internationale de tennis après qu’un de ses échantillons prélevés durant l’Open d’Australie 2016 a révélé la présence de meldonium, un médicament qui vient d’être ajouté à la liste des produits interdits le 1er janvier 2016. La Russe a plaidé la négligence, mais ses principaux commanditaires, à l’exception du fabriquant de raquettes Head, l’ont déjà lâchée.

Le PNUD « demeure reconnaissant du soutien fourni par Maria Sharapova, particulièrement ce qui entoure le rétablissement de la zone autour du site du désastre nucléaire à Tchernobyl ». Sharapova était ambassadrice depuis 2007 de l’agence qui combat la pauvreté et les inégalités. Sa fondation caritative travaillait avec le PNUD pour financer des bourses d’études pour les jeunes de la région de Tchernobyl.

Présent dans près de 170 pays, le PNUD est l’un des principaux organismes multilatéraux de développement contribuant à éradiquer la pauvreté et réduire les inégalités. Le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) a déclaré qu’« à la suite de l’annonce récente de Mme Sharapova, nous l’avons suspendue la semaine dernière de son rôle de porte-parole et de toutes les activités prévues pendant que l’enquête suit son cours ».

Les ambassadeurs de bonne volonté mettent à titre bénévole leur notoriété au service des causes défendues par le Programme.

La famille de Sharapova avait fui la ville de Gomel au Belarus en 1987 après la catastrophe pour s’installer en Sibérie où Maria est née.

1 commentaire
  • - Inscrit 16 mars 2016 14 h 32

    De la pure hypocrisie...


    Ces entreprises, ses institutions humanitaires et de bienfaisance qui se lient aux athlètes professionnels sont tout à fait volontaires pour tirer profit de la notoriété des célébrités auxquelles elles s’associent. Elles ne se posent jamais de question éthique jusqu’à ce que les médias révèlent telle ou telle chose sur un ou une porte-parole de l’organisme.

    On utilise, puis on rejette avec la même inconscience. L’importance est de ne pas nuire à l’image et surtout aux levées de fonds de l’organisme.

    Que dire de ces ONG et qui payent des salaires mirobolants à des coopérants qui roulent jeeps et VUS dans les capitales africianes et ont des allocations de logement dans des hôtels particuliers, comme on a vu au Rwanda lors du génocide? Que de la poudre aux yeux !