Bientôt le frappeur de choix dans la Nationale?

Le commissaire du baseball majeur, Rob Manfred, dit que les clubs de la Ligue nationale pourraient être plus ouverts au frappeur de choix que par le passé même si les propriétaires d’équipes ont conclu deux jours de réunions sans avoir vraiment abordé le dossier.

Un rendement à l’attaque en déclin et des blessures subies par des lanceurs alors qu’ils étaient au bâton pourraient laisser croire à une porte ouverte pour le frappeur de choix — qui frappe à la place du lanceur et ne joue pas en défensive —, qui est utilisé dans la Ligue américaine depuis 1973.

Le directeur général des Cardinals de St. Louis, John Mozeliak, y a fait allusion la semaine dernière, mais les proprios n’ont pas voulu se prononcer cette semaine.

«Cela n’a même pas fait partie des discussions, a dit Joe Torre, le chef du secteur baseball des ligues majeures. Il n’y a pas eu d’échanges là-dessus.»

L’hérésie d’autrefois

Cela pourrait toutefois changer. Le baseball entame la dernière année de la présente convention collective et les joueurs sont en faveur d’étendre le recours au frappeur de choix, ce qui créerait davantage de postes à haut salaire. Le dossier doit obligatoirement faire l’objet de négociations.

«Il y a 20 ans, quand vous parliez du frappeur de choix aux propriétaires de la Nationale, vous passiez pour un hérétique, a dit Manfred. Cela dit, le groupe a de nouveaux visages, et je pense qu’il y a en général une volonté de modifier le jeu d’une manière qui plairait aux partisan tout en respectant les traditions du baseball.»

Une baisse offensive pourrait être un facteur de changement. La moyenne au bâton collective a été ,254 l’an dernier et de ,251 en 2014, les plus basses depuis un ,244 en 1972, qui a amené l’Américaine a introduire le frappeur de choix dès l’année suivante.

Le fait que des lanceurs se soient blessés à l’occasion d’une présence au marbre ou en courant sur les sentiers pourrait également peser dans la balance.

Par ailleurs, le baseball majeur a légèrement modifié sa politique sur l’utilisation des reprises vidéo. Quand une balle quittera le terrain, par exemple sur un relais largement hors cible ou en raison de l’obstruction d’un amateur, les arbitres pourront s’y référer pour déterminer à quels buts placer les coureurs.