Retour sur terre pour le Canadien

Le Canadien avait hâte de s'évaluer face à des équipes qui le devancent au classement et on semble avoir généralement bien compris le message après deux défaites en 24 heures et un seul but marqué contre les Devils du New Jersey et les Maple Leafs de Toronto, ces derniers pourtant privés de plusieurs éléments importants dont Alexander Molgilny et Owen Nolan.

Yanic Perreault a convenu hier que les derniers matchs avaient en quelque sorte ramené le Canadien sur terre après ses succès éclatants des dernières semaines. Durant cette période faste, les hommes de Claude Julien n'avaient subi qu'une seule défaite en 11 matchs.

«On a pu voir que ces équipes-là ne sont pas aux premiers rangs pour rien, a constaté Perreault. Il faut réaliser qu'on ne peut pas se permettre de ne pas être à notre mieux contre elles.»

«New-Jersey et Toronto sont deux très bonnes équipes, a renchéri Stéphane Quintal, et la raison pour laquelle ils ont du succès est qu'ils travaillent fort. Ils gagnent leurs batailles à un contre un et leurs quatre trios pratiquent le même style de jeu.»

Quintal estime que le Canadien n'a pas si mal joué à ses deux derniers matchs. «De petites erreurs ont résulté en buts contre Toronto, mais on a eu nos chances de marquer, tout comme la veille au New Jersey», a estimé le défenseur décidément positif.

«Il faut donner crédit à une équipe qui a joué un bon match et réaliser qu'on a encore beaucoup de travail à faire. C'est surtout lorsqu'on affronte de grosses équipes qu'on voit ce qu'il nous faut améliorer», avait déclaré l'entraîneur Claude Julien après le match contre les Leafs. Nous avons joué un bon match à Philadelphie puis nous avons affronté les Devils au meilleur de leur forme et ce soir encore les Leafs ont très bien joué. Nous avons grimpé au classement mais nous avons encore du travail à faire. Cette semaine nous l'a démontré.»

Le Canadien a été limité à un total de 36 tirs en deux matchs contre les Devils (21) et les Leafs (15), ce qui est nettement insuffisant, a signalé Julien. «Il faut travailler plus fort pour créer des occasions de marquer, ce qui est moins facile contre les équipes qui nous devancent», a-t-il reconnu.