Après une dépression - Claude Lapointe est guéri et prêt à rejouer

Voorhees - Le communiqué émis au début du mois de décembre par la Ligue nationale et l'Association des joueurs laissait croire que Claude Lapointe combattait une dépendance à la drogue ou à l'alcool. Mais celui-ci assure qu'il a plutôt souffert d'une dépression ayant entraîné un problème de comportement.

L'athlète de Lachine a quitté la clinique spécialisée où il a suivi un traitement thérapeutique le 2 janvier et a repris l'entraînement avec les Flyers. Il prévoit revenir au jeu en fin de semaine.

«Ça a commencé au début de l'été. J'ai essayé de m'en sortir moi-même, mais ça empirait. Je ne veux pas entrer dans les détails, mais mon enfance a commencé à ressortir. J'avais quitté la maison à 16 ans...», rappelle le membre d'une famille de six enfants.

Lapointe a eu le courage de demander de l'aide et on l'a dirigé vers une riche clinique spécialisée de la Floride, où il a été confronté à des cas beaucoup plus graves que le sien, des avocats ou des médecins par exemple, aux prises avec des problèmes de drogue ou d'alcool.

Il ignore toujours pourquoi ses problèmes psychologiques reliés à un lointain passé ont resurgi à ce moment précis de sa vie, mais il est convaincu que ce fut finalement un mal pour un bien.

«J'ai appris beaucoup à me connaître et à ne pas me trouver d'excuses. Et ç'a aussi fait réfléchir mes parents. Je ne voyais plus les membres de ma famille, sauf une de mes soeurs, et là je n'ai jamais été aussi proche d'eux. Mes parents vont venir passer une semaine avec moi lors du match des étoiles, ce qui n'était jamais arrivé.»

Survenu en mars dernier, le départ de Long Island, où il a porté les couleurs des Islanders pendant près de sept ans, a été un facteur dans ses problèmes personnels, avoue-t-il.

«Mes enfants ne voulaient pas partir, dit-il de ses garçons de 11 et neuf ans, qui jouent au baseball plutôt qu'au hockey. Il y a aussi que ça ne me tentait plus de jouer au hockey, araconté l'athlète de 35 ans. Je me suis fait construire une maison à St-Lazare et je voulais rentrer chez nous.

«C'est mon petit gars, mon aîné de 11 ans, qui m'a convaincu de continuer. Il m'a dit: Tu as été un des meilleurs joueurs des séries, tu es capable de continuer.»