Canadien de Montréal - Pierre Dagenais règle ses comptes avec Mike Keenan

Pierre Dagenais est en train de régler ses comptes avec son ancien entraîneur des Panthers de la Floride, Mike Keenan, qui, aujourd'hui, se retrouve sans travail depuis son congédiement survenu en novembre.

Samedi, l'attaquant natif de Blainville a marqué son 10e but dans le match nul de 2-2 que le Canadien a livré aux Rangers de New York. Ce but égalait sa meilleure production en une saison et prolongeait à six sa série de matchs au cours desquels il a récolté un point.

«C'est la première fois qu'on me donne une véritable chance, raconte Dagenais. En Floride, je n'ai jamais eu cette chance. C'est pas en jouant quatre minutes par match qu'un joueur peut se faire valoir. Ca, je lui [Keenan] ai dit en pleine face. J'espère seulement qu'il regarde les jeux de la semaine à la télévision», ajoute l'athlète de six pieds cinq pouces et 215 livres.

Dagenais a réussi le premier but du Canadien avec l'aide de Mike Ribeiro, son complice dans les rangs juniors à Rouyn-Noranda. Ces deux-là s'entendent comme larrons en foire et ils représentent une menace chaque fois qu'ils sont sur la patinoire.

Comme c'est devenu son habitude, Dagenais a marqué d'un puissant tir que le gardien Mike Dunham n'a jamais pu parer.

«J'ai simplement visé le haut du filet. Aujourd'hui, presque tous les gardiens pratiquent le style papillon, ce qui laisse un espace dans la partie supérieure du but.»

Un marqueur-né

Dagenais a marqué des buts partout où il est passé. Dans l'uniforme des Huskies, il a inscrit 66 buts en 1997-1998 pour dominer le circuit Courteau. A Albany, il a réussi des saisons de 34 et 35 buts, ce qui lui a valu quelques rappels des Devils du New Jersey.

«À 22 ans, je n'étais pas prêt à jouer dans la Ligue nationale, admet-il. Aujourd'hui, j'ai 25 ans et je le suis.»

Dagenais a conclu une entente d'un an assortie d'une année d'option à titre de joueur autonome le 4 juillet dernier. Incapable de mériter un poste, il a pris le chemin de Hamilton avant la fin du camp d'entraînement.

Frondeur, il avait alors promis de marquer 15 buts en 20 matchs chez les Bulldogs. Il a presque tenu promesse puisqu'il a réussi 12 buts en 20 rencontres. Cette production lui a valu d'être rappelé par le Canadien le 24 novembre. Après des débuts hésitants, il semble avoir trouvé la confiance qui lui a toujours manqué dans la LNH.

«Je sais que le Canadien représente ma dernière chance, dit-il. C'est pourquoi j'entends m'imposer tous les sacrifices pour rester.»

L'entraîneur Claude Julien se dit très satisfait de son rendement. «Comme d'autres, il profite des changements apportés à l'équipe. Et comme pour les autres, il va rester dans la formation aussi longtemps qu'il offre ce rendement.» Le message est on ne peut plus clair.