Pas de surprise: les joueurs du Canadien vantent leur entraîneur

Il fallait s'y attendre. Tous les joueurs du Canadien ont vanté Claude Julien, l'entraîneur sous les ordres duquel ils connaissent une de leurs plus fructueuses séquences depuis belle lurette et qui fête aujourd'hui son premier anniversaire depuis sa graduation d'Hamilton.

«Juste», a répondu Sheldon Souray après avoir réfléchi, lorsqu'on lui a demandé de résumer son entraîneur en un mot.

«Il traite tout le monde avec respect, a ajouté le défenseur. Et il a su trouver un bon équilibre entre nous botter le derrière et nous accorder quelques libertés. Il connaît le jeu et comprend ce qui se passe. Il lui est arrivé de nous donner congé après deux défaites, alors qu'on s'attendait à s'entraîner, parce qu'il a compris que c'était la meilleure chose à faire.»

«Il a pris des décisions qui nous ont surpris, nous-mêmes les joueurs, a renchéri Patrice Brisebois. C'est son travail de prendre les décisions et ç'a bien tourné. Comme il le dit souvent, tout ce qu'il fait est pour le bien de l'équipe.»

Une équipe

Ce don de faire jouer un groupe en équipe est la qualité première de Julien citée par Jason Ward, qui a appris à le connaître la saison dernière à Hamilton.

«Il parvient à mettre tout le monde sur la même page et c'est le travail de l'entraîneur de faire ça. On peut perdre un match et il sera néanmoins content de nous si on a bien joué en équipe.»

Mais le contraire est aussi vrai, a expliqué Ward.

«Il est très intelligent et il sait comment se faire respecter», disait Mike Ribeiro la veille.

Pour Michael Ryder, qui a joué sous ses ordres à Hull, dans la LHJMQ, Hamilton puis Montréal, Julien «a le don de soutirer le maximum de chaque joueur. C'est dans sa personnalité. Il est exigeant et traite tout le monde de la même façon, jeune ou vétéran. C'est aussi un bon communicateur. Il parle beaucoup.»

Très cartésien

Stéphane Quintal a aussi relevé que son entraîneur traite tout le monde de façon égale.

«Il est très cartésien, a-t-il ajouté. Il analyse beaucoup. Sa plus grande qualité est qu'il a un bon jugement.»

C'est donc dire qu'il a eu raison de laisser Quintal dans les gradins pour un match?

«Je ne suis pas obligé d'être d'accord mais je le respecte», a répondu le défenseur, selon qui les succès défensifs du Canadien s'expliquent d'abord par le changement de défensive homme à homme en défensive de zone.

«Pour les joueurs de hockey, il faut garder les choses les plus simples possibles», a dit Quintal avec ironie.

Perreault vante le jeu défensif

Devenu un joueur de quatrième trio... quand il est en uniforme, Yanic Perreault est un de ceux qui n'y ont pas gagné depuis l'arrivée de Julien, mais il préfère ne pas revenir sur le passé et les matchs qu'il a passés dans les gradins.

«L'équipe joue bien et nous avons un bon système défensif. On joue beaucoup mieux défensivement, on accorde moins de buts, de lancers et de chances de marquer. Les joueurs sont plus disciplinés pour respecter le système.»

Cette capacité de Julien à faire accepter sa façon de jouer est d'ailleurs perçue comme une de ses grandes réussites.

Également, les unités spéciales fonctionnent beaucoup mieux, et c'est grandement à cause de Julien et de ses adjoints, assure Brisebois.

«Ce sont eux qui passent des heures à regarder des vidéos pour nous préparer.»

Un autre homme

Pour Brisebois, «dès le premier jour du camp d'entraînement, Claude a été un gars vraiment différent de ce qu'il nous avait montré l'an dernier. Il était plus sévère et il nous a tout de suite dit que ce serait plus difficile. Il a mis les points sur les i et les barres sur les t, et les gars ont bien répondu. On a connu un bon camp et on a senti immédiatement que tout le monde allait travailler ensemble. On a connu du succès, oui, parce que l'entraîneur fait du bon travail et que les joueurs ont bien répondu.

«On lui porte un grand respect. Il a gagné partout où il a passé. Il est un bon système et les gars savent vraiment où ils s'en vont», a résumé Pierre Dagenais, un des nombreux jeunes qui a eu sa chance avec Julien.