cache information close 

Internationaux d'Australie de tennis - Tous contre l'éternel Agassi

Melbourne - À trente-trois ans et trois mois, l'Américain Andre Agassi (tête de série no 4), quatre fois vainqueur du tournoi et tenant du titre, sera encore l'homme à battre aux Internationaux d'Australie de tennis qui commencent lundi au Rod Laver Arena de Melbourne.

Manquant sans doute désormais d'endurance sur toute une saison, il est fort capable de remporter un cinquième titre. Mais il aura cette fois-ci attaché à sa perte les trois jeunes loups vainqueurs d'un premier tournoi du Grand Chelem l'an dernier: l'Américain Andy Roddick, le Suisse Roger Federer et l'Espagnol Juan Carlos Ferrero.

Doyen des concurrents, l'expérience lui a appris à se connaître parfaitement. Ménageant ses forces, il n'a participé qu'à treize tournois en 2003 et a su ressurgir après un temps de repos en finale du Masters, où il fut battu par Federer (no 2).

Mais nul n'arrive mieux préparé que lui dès que sonne la reprise de la raquette à la fin de trop courtes vacances. Et Federer, qu'il a laminé 6-2, 6-4, en moins d'une heure, jeudi, en démonstration dans le tournoi de préparation de Kooyong, en a fait son favori.

Le temps semble avoir également manqué à Roddick (no 1) pour s'affûter, si l'on en juge par la taille un peu épaisse que découvre son maillot quand il sert. Et que dire de Ferrero (no 3), sorti dès le premier tour du tournoi de Sydney par l'Australien Chris Guccione, 447e mondial!

Tours de chauffe

Reste que ces trois-là, fraîchement parés de leur titre à New York, Wimbledon et Roland-Garros, ont le talent nécessaire pour se catapulter au premier plan en quelques tours de chauffe. La question est de savoir si, au premier, la terreur chilienne Fernando Gonzalez en laissera le loisir à Roddick, de loin le plus exposé.

Longtemps immobilisé par un poignet douloureux, l'Argentin David Nalbandian (no 8) n'a pas manqué, inversement, de prendre le plus grand soin de son physique. Alors qu'il traînait l'an dernier quelques kilos excédentaires, il était tout de même parvenu à se hisser en quarts de finale. Avec sa silhouette nerveuse et sa chevelure prise dans une queue de pur-sang, il peut faire au moins aussi bien cette année.

Le tableau féminin a beaucoup souffert d'une cascade de forfaits qui a emporté l'Américaine Serena Williams, 3e mondiale et tenante du titre, sa compatriote Jennifer Capriati, 6e mondiale qui la précéda pendant deux ans au palmarès, et la Française Mary Pierce, dont le titre remonte à 1995 mais qui revenait à son meilleur niveau.

Et l'Américaine Lindsay Davenport (no 5), autre nom inscrit au palmarès (2000), de même que la Belge Kim Clijsters (no 2), sont si mal en point que Justine Henin-Hardenne (no 1) a tout pour justifier la couronne mondiale dont elle vient de se parer. Sauf qu'elle a des ampoules aux pieds et s'est donné une entorse à la cheville gauche jeudi, au tournoi de Sydney.