Plaidoyer en faveur d’une ligue professionnelle nord-américaine

Swansea — Le directeur général de la sélection du Canada Gareth Rees a plaidé mardi pour la création d’une ligue professionnelle de rugby en Amérique du Nord, sur le modèle du football avec sa Major League Soccer, en plein essor.

« Participer à la Coupe du monde pour un Canadien, c’est la meilleure expérience dans la vie. C’est notre meilleure visibilité, c’est très important dans le pays du hockey sur glace mais notre problème, c’est qu’on ne peut s’évaluer que tous les quatre ans », a déclaré Rees, en marge de la cérémonie de bienvenue de la sélection des « Canucks » (18e nation mondiale) organisée à Swansea (pays de Galles).

« Le niveau des matchs chez nous n’est pas assez haut pour rivaliser et je suis vraiment favorable à une ligue professionnelle en Amérique du nord, a ajouté l’ancien ouvreur international (55 sélections). Il y a des clubs qui seraient intéressés et cela pourrait se faire sur le modèle de la MLS, avec des Américains, des Canadiens, des joueurs étrangers ou des anciens joueurs. La MLS a pris [David] Beckham et les autres, on a vu ce que cela donnait. Pour les joueurs locaux, ce serait une très belle occasion. »

La MLS, à laquelle participent l’Impact de Montréal, Toronto FC et les Whitecaps de Vancouver, est une ligue fermée, à l’instar des autres ligues professionnelles nord-américaines (NHL, NBA, NFL, MLB). Elle ne se joue donc qu’entre franchises qui paient pour entrer dans la ligue : il n’y a ni relégation ni promotion.

Le Canada participe à la Coupe du monde dans la Poule D, en compagnie de l’Irlande, de la France, de l’Italie et de la Roumanie.

1 commentaire
  • Yves Côté - Abonné 16 septembre 2015 09 h 09

    L'amour du rugby

    Malgré ce qu'on en présente trop souvent parce que les matchs télévisés au Québec sont généralement ceux des "grosses équipes", tous les gabarits d'individus trouvent leur place dans ce sport.
    Outre de développer des qualités physiques intéressantes (endurance, résistance, puissance, vitesse, agileté), y sont mise en valeur les qualités mentales (analyse du jeu, compréhension de sa propre tâche dans l'équipe, versatilité d'esprit en résolution de problêmes) et morales (solidarité, esprit d'équipe véritable, sens du sacrifice, courage dans l'adversité, humilité dans l'affrontement).
    J'ai eu la chance de le découvrir auprès d'une personne que j'ai eu l'honneur de fréquenter un peu dans les années 70-80. Il s'appelait Alxandre Stefu; plusieurs sportifs fréquentant le Stade Olympique dans ces années-là s'en rappelent certainement.
    Vivant depuis vingt ans dans le sud-ouest de la France, près de Toulouse, j'ai maintenant l'occasion non seulement d'aprofondir mes connaissances de ce jeu mais aussi, de partager au quotidien d'un très grand nombre d'amateurs de celui-ci. D'ailleurs je peux vous l'assurer, si le rugby devient vite une passion, ce n'est pas par hasard.
    Pour terminer, deux constatations que les Canadiens et les Québécois pourront apprécier à leur juste mesure.
    La première : en rugby, les joueurs d'élite qui jouent dans les équipes françaises alors qu'ils viennent de pays britanniques, ont tous à coeur d'apprendre le français pour communiquer avec coéquipiers et populations locales.
    La deuxième : en rugby, alors que la plupart des arbitres internationaux font leur travail dans la langue officielle de ce sport, l'anglais, ils ont presque tous la classe de parler aussi le français lorsqu'une équipe en jeu est de cette langue. De plus, sans y être obligé, une majorité vont jusqu'à ne s'exprimer qu'en français lorsque les deux équipes qui s'opposent sont de cette langue...
    Alors dites : comment ne pas aimer ce sport et les gens qui le pratiquent ?