Un autre choc en vue entre Bolt et Gatlin

Usain Bolt en plein élan, en route vers une qualification à la finale du 200 mètres
Photo: Franck Fife Agence France-Presse Usain Bolt en plein élan, en route vers une qualification à la finale du 200 mètres

Usain Bolt a déjà dû relever un difficile défi aux Championnats du monde d’athlétisme, mais le plus dur reste peut-être à venir. Le Jamaïcain vainqueur du 100 mètres dimanche aura de la compétition féroce en finale du 200 m jeudi.

Son éternel rival Justin Gatlin, médaillé d’argent au 100 m à 0,01 seconde de Bolt, a été le plus rapide mercredi en demi-finales du 200 m avec un temps de 19,87 s. L’Américain a paru déployer plus d’efforts que Bolt, qui a ralenti le rythme vers la fin de sa course.

« Vous sauvez le plus d’énergie possible parce que vous en aurez besoin, a commenté Bolt. J’ai hâte. C’est mon épreuve favorite. »

Le champion a tout de même signé son meilleur chrono de la saison, courant sous les 20 secondes (19,95) pour la première fois de sa carrière en demi-finales d’une compétition internationale.

Les trois vagues de qualifications se sont révélées fort compétitives. Quatre coureurs ont subi l’élimination même s’ils ont fait mieux que le meilleur chrono n’ayant pas permis d’atteindre la finale aux Championnats du monde, qui était de 20,25 secondes avant mercredi.

La malencontreuse distinction du meilleur chrono d’éviction aux Mondiaux s’établit maintenant à 20,14, réalisé par l’Antiguais-Barbudien Miguel Francis. Ce temps aurait été suffisant pour remporter la première vague de qualifications.

Parmi les autres sprinters de renom ne s’étant pas qualifiés, on retrouve le Grec Likourgos-Stefanos Tsakonas, le Français Christophe Lemaitre, médaillé de bronze en 2011, et le Jamaïcain Warren Weir, médaillé d’argent en 2013.

Jeudi en finale, Bolt tentera de remporter un 10e titre mondial.

Encore les Kényans

La délégation kényane a par ailleurs poursuivi sur son étonnante lancée en ajoutant deux médailles d’or à son palmarès, mais les triomphes du lanceur de javelot Julius Yego et de la spécialiste du steeplechase Hyvin Kiyeng Jepkemoi ont été assombris par les suspensions provisoires pour dopage des sprinteuses Joyce Zakary (400 m) et Koki Manunga (400 m haies).

Sur la pelouse, Yego a réalisé le plus long jet en 14 ans, soit 92,72 m, un nouveau record d’Afrique. Dans une finale très relevée, cinq athlètes ont surpassé les 87 m. L’Égyptien Ihab Abdelrahman El Sayed a remporté la médaille d’argent (88,99) et le champion de 2007, le Finlandais Tero Pitkamaki, a obtenu le bronze (87,64).

Jepkemoi l’a pour sa part emporté à l’issue d’un sprint effréné avec deux adversaires au 3000 m steeple, coiffant la Tunisienne Habiba Ghibri et l’Allemande Gesa Krause à l’arrivée.

La finale du 400 m masculin a été époustouflante. Le Sud-Africain Wayde van Niekerk a quitté les blocs de départ en trombe avant de signer la quatrième meilleure performance de l’histoire avec un chrono de 43,48s. On a par la suite dû le transporter à l’hôpital, mais on a assuré qu’il allait bien, étant simplement épuisé.

Derrière lui, l’Américain LaShawn Merritt, champion mondial en titre et champion olympique en 2008, a réalisé une marque personnelle de 43,65 s. La médaille de bronze est allée à Kirani James, de la Grenade.

La Cubaine Yarisley Silva a été sacrée championne au saut à la perche avec un bond de 4,90 m. Elle a éclipsé la Brésilienne Fabiana Murer et la Grecque Nikoleta Kyriakopoulou.

Au 400 m haies féminin, la Tchèque Zuzana Hejnova a privé l’Américaine Shamier Little de la médaille d’or. Little a obtenu la médaille d’argent devant sa compatriote Cassandra Tate.

Au classement des médailles, le Kenya domine avec six médailles d’or et 11 au total. Les États-Unis suivent avec neuf médailles, mais une seule d’or.