Mercedes devra régler ses problèmes au départ

Les ennuis de l’écurie Mercedes au départ pourraient devenir un véritable problème alors que la saison de Formule 1 reprend après la pause estivale avec la présentation du Grand Prix de Belgique ce week-end.

Le champion du monde en titre, Lewis Hamilton, et son coéquipier Nico Rosberg, son principal rival, ont été supplantés au départ lors des deux dernières courses même s’ils s’étaient assuré les deux premières places sur la grille, comme d’habitude.

« Je suis très inquiet, a déclaré Toto Wolff, le patron de Mercedes Motorsport. Nous avons été doublés par les deux Williams à Silverstone, et doublés par les deux Ferrari en Hongrie. C’est ce qui a causé toute la confusion, de même que l’incident du premier tour » alors que Hamilton est sorti de piste.

Hamilton n’a pas réussi à réaliser un bon départ à ses trois dernières courses, y compris au Grand Prix d’Autriche, où Rosberg l’a immédiatement doublé.

Mercedes peut se préparer à des démarrages plus difficiles en deuxième moitié de saison, puisque la course de Spa verra la mise en place d’un changement au règlement visant à rendre les départs plus imprévisibles. Sans assistance de la part de leurs ingénieurs pour gérer l’embrayage au départ, les pilotes seront laissés à eux-mêmes. Les communications et les modifications apportées aux réglages seront limitées sur les voitures entre le moment où les pilotes se dirigent vers la grille et le départ de la course, assurant que les pilotes ne reçoivent pas trop d’aide pour trouver les bons réglages.

Cette décision prise par la Fédération internationale de l’automobile a été largement saluée après les plaintes des amateurs que les courses devenaient trop ennuyantes.

« Il se peut qu’ils doivent faire des changements. Ça demeure une bonne idée », a déclaré Hamilton.

Rosberg enthousiaste

Rosberg, qui concède 21 points à Hamilton après un accrochage avec la Red Bull de Daniel Ricciardo à la fin du Grand Prix de Hongrie qui l’a privé d’un podium, est enthousiaste face à ces changements.

« Il n’y a pas d’ingénieur en cause », a mentionné l’Allemand, qui a terminé 8e en Hongrie comparativement à la 6e place de Hamilton. « Si c’est un bon départ, c’est l’affaire du pilote. Si c’est un mauvais départ, c’est aussi l’affaire du pilote. »

Même si le nouveau règlement affaiblit ses Flèches d’argent, Wolff se dit également favorable à l’initiative de la FIA. « Je préfère avoir une plus grande variabilité parce que le pilote ne réussit pas son départ à 100 %, plutôt que ce soit un logiciel ou un ingénieur qui ne le calibre pas à 100 % de la bonne façon », a-t-il expliqué.

Sebastian Vettel de Ferrari, 3e au classement du championnat, aura à coeur de tirer le meilleur parti d’éventuels autres ennuis au départ de Mercedes, tout comme en Hongrie, où il a remporté la course à partir de la 3e position pour signer sa deuxième victoire cette saison et la 41e de sa carrière.

Le quadruple champion du monde a réduit l’écart avec Hamilton à 42 points et une autre victoire du pilote allemand à Spa sèmerait l’inquiétude chez Hamilton.

Sur le circuit du Hungaroring le mois dernier, Vettel a devancé Daniil Kvyat et Ricciardo, qui ont obtenu leurs premiers podiums dans une saison difficile pour Red Bull.

Après avoir gagné trois courses pour Red Bull l’année dernière, dont l’étape belge, Ricciardo a entrepris la saison avec des ambitions légitimes pour le titre. Il se retrouve plutôt à 151 points de Hamilton au 7e rang du championnat.