Vasek Pospisil s’incline devant John Isner

Vasek Pospisil, le dernier Canadien toujours en lice à la Coupe Rogers, s’est fait montrer la sortie mercredi soir.
Photo: Minas Panagiotakis Getty Agence France-Presse Vasek Pospisil, le dernier Canadien toujours en lice à la Coupe Rogers, s’est fait montrer la sortie mercredi soir.

Le dernier Canadien toujours en lice à la Coupe Rogers s’est fait montrer la sortie. Vasek Pospisil s’est bien battu, mais comme la semaine dernière à Washington, il a baissé pavillon 7-6 (1), 4-6, 6-3 devant l’Américain John Isner, classé 16e, mercredi soir.


Le match a basculé au sixième jeu de la manche ultime, alors que Pospisil, un invité des organisateurs, a offert le premier bris de la manche à Isner, qui a alors pris les devants 4-2 avant de confirmer au jeu suivant pour se doter d’une avance de trois jeux.


« Sur ce jeu en particulier, j’ai fait quelques petites fautes, a analysé Pospisil. Dans le jeu suivant, il a réussi deux as pour me rendre la vie encore plus difficile. »


Le Canadien classé 45e au monde a sauvé cinq balles de bris sur son service suivant pour survivre un jeu de plus, mais Isner a mis la main sur le billet pour les huitièmes de finale en remportant le jeu suivant à zéro.


Pospisil estime qu’il ne s’est pas fallu de grand-chose pour qu’Isner ait l’avantage.


« Je pense que les conditions lui étaient plus favorables. C’était très dur. Je n’ai pas très bien servi, mais ça m’arrive souvent dans des conditions comme ça, avec des balles très lourdes. C’est bon pour lui, car il a plus de temps pour retourner et pour bouger. Il n’est pas très explosif quand les terrains sont plus rapides. En même temps, j’ai eu mes chances. »


« Le service aura joué pour beaucoup : il a servi 71 % de ses premières balles, 85 % au premier set. Il est l’un des meilleurs serveurs au monde. S’il place 85 % de ses premières balles en jeu, c’est difficile. Si nous avions joué en journée, je crois que ça aurait été à mon avantage. Les conditions auraient été plus rapides, et c’est plus difficile pour lui dans ces conditions. C’est le tennis : parfois, ça va en votre faveur, mais ce soir, c’était pas pour moi. »


Isner, qui s’est incliné en finale la semaine dernière, retrouvera l’Australien Nick Kyrgios au tour suivant. Ce dernier a éliminé la troisième tête de série, Stanislas Wawrinka, qui a dû déclaré forfait alors que Kyrgios menait 6-7 (8), 6-3, 4-0 dans le dernier match au programme.


Ennuis au service

Tout au long de ce duel, Pospisil a éprouvé des ennuis au service. Le demi-finaliste en 2013 n’a d’ailleurs mis en jeu que 56 % de ses premières balles de service, contre 71 % pour Isner.

Malgré son jeu au service approximatif au premier set — il a commis cinq de ses sept doubles fautes et n’a obtenu qu’un taux de réussite de 50 % sur ses premières balles —, Pospisil a suffisamment bien fait pour forcer la tenue d’un bris d’égalité.

Isner l’a brisé d’entrée de jeu pour prendre les devants 2-0, mais le Canadien s’est défait de sa rouille de début de match en enlevant les trois jeux suivants.

Après que les deux tennismen eurent conservé leur service jusqu’au bris, Isner s’est clairement détaché à l’aide de quatre de ses huit as de la première manche. Pospisil a quant à lui offert le set à l’Américain avec sa cinquième double faute du match, déjà.

Plus solide au deuxième set — il a davantage exploité les failles d’Isner en déplacements latéraux —, Pospisil a réussi l’unique bris du set sur le tout premier jeu pour provoquer la tenue de la manche ultime.

Pospisil a tant bien que mal tenté de freiner l’Américain, mais ce dernier a profité du jeu plus erratique de son adversaire, qui a commis beaucoup plus de fautes directes dans ce dernier set.

Au finale, Isner a dominé 15 as contre 9, tout en ne commettant que trois doubles fautes tout au long de ce face-à-face de plus de deux heures.

« Je suis déçu, c’est sûr, a admis le Canadien de 25 ans. C’était un match difficile. Seulement quelques points ici et là ont fait la différence. Il n’y a pas grand-chose à dire, mis à part de le féliciter. C’est dommage, mais c’est le tennis. »

Nadal réussit sa rentrée

L’Espagnol Rafael Nadal n’a pas raté son entrée en matière à la Coupe Rogers. La septième tête de série des Internationaux du Canada a disposé de l’Ukrainien Sergiy Stakhovsky 7-6 (4), 6-3 pour accéder au troisième tour du tournoi.

Celui qui détient 27 titres en Masters 1000 — une marque de l’ATP — a toutefois dû trimer dur au premier set. Après avoir inscrit le premier bris du match, Nadal a remis la politesse à son adversaire, qui a provoqué la tenue du bris d’égalité. Nadal s’y est toutefois forgé une avance rapide de 3-0 et l’a finalement emporté 7-4 pour enlever cette première manche chaudement disputée en 51 minutes.
 
Le vainqueur du tournoi en 2005, 2008 et 2013 a trouvé son rythme de croisière au set suivant. Récoltant son deuxième bris confirmé du match dès le premier jeu au service de Stakhovsky, il s’est forgé une avance de 3-0. Il inscrira trois jeux plus tard son troisième bris du match pour faire 5-1 et servir pour le match.
 
La 60e raquette mondiale a alors connu un léger regain, enlevant pour la deuxième fois le service de son adversaire pour se rapprocher à 5-3, mais l’Espagnol n’allait pas rater sa deuxième occasion de servir pour le match.
 
« Je pense que ça a été un bon match, non? a commenté Nadal. Je n’ai disputé qu’un seul mauvais jeu, quand j’ai servi pour la première manche à 5-4. Tout le reste a été positif. Les conditions n’étaient pas faciles. C’était très venteux et je jouais contre un joueur qui n’aime pas les longs échanges en fond de court. Alors j’ai tenté de jouer des points plus courts, d’aller au filet et de frapper des balles coupées. Ce n’était pas un adversaire facile pour lancer mon tournoi. »
 

Facile ou pas, tout ce que Nadal désire, c’est d’engranger les victoires. Il retrouvera au tour suivant le qualifié Mikhail Youzhny, qui a causé la première surprise de la journée en montrant la sortie à la neuvième tête de série, le Français Gilles Simon, 6-1, 6-4.