Djokovic et Williams repartent en conquête

Serena Williams et Novak Djokovic ont effectué quelques pas de danse, en juillet, au gala qui a suivi leurs victoires à Wimbledon.
Photo: Thomas Lovelock Associated Press Serena Williams et Novak Djokovic ont effectué quelques pas de danse, en juillet, au gala qui a suivi leurs victoires à Wimbledon.

Un mois après leur sacre à Wimbledon, Novak Djokovic et Serena Williams font leur retour sur le circuit à partir de lundi au Canada, respectivement à Montréal et Toronto avec, dans le viseur, l’US Open, le dernier tournoi du Grand Chelem de l’année.

Depuis sa victoire sur le gazon londonien contre Roger Federer, Djokovic s’est reposé et a passé du temps en famille.

Il a fait l’impasse sur la Coupe Davis où la Serbie a été éliminée en quart de finale par l’Argentine, pour pouvoir négocier la dernière partie de la saison pied au plancher.

Le no 1 mondial a échoué en finale à Roland-Garros, le seul titre majeur qui manque à son palmarès, mais il a remporté cette année l’Open d’Australie et Wimbledon, sans oublier quatre des cinq Masters 1000 disputés jusque-là (Indian Wells, Miami, Rome, Monte-Carlo).

« Il n’y a aucune raison de ne pas être satisfait de ce que j’ai accompli jusqu’ici », a insisté « Nole » qui, à 28 ans, a atteint de son propre aveu la plénitude de son tennis.

Le Serbe, vainqueur à trois reprises au Canada (2007 à Montréal, 2011 et 2012 à Toronto) ne croisera pas la route de Federer qui a fait l’impasse sur ce rendez-vous, pour se concentrer sur Cincinnati (16-23 août) et l’US Open (31 août-13 sept).

Mais son parcours québécois s’annonce tourmenté avec un tableau délicat lui réservant potentiellement des duels face à Milos Raonic, Tomas Berdych et Stan Wawrinka, son vainqueur à Roland-Garros.

Murray dans le flou

Andy Murray, lui, aborde la Coupe Rogers, le nom officiel de l’épreuve organisée alternativement à Montréal et Toronto, dans le flou.

Le no 3 mondial, qui a annoncé cette semaine sa prochaine paternité, a chuté d’entrée lors du tournoi de Washington face au Russe Teymuraz Gabashvili, 53e mondial.

L’Écossais, vainqueur à deux reprises de l’épreuve canadienne, a hérité d’un tableau relativement clément mais il devra se méfier de l’imprévisible Gaël Monfils dès le 3e tour, du tenant du titre Jo-Wilfried Tsonga ou de Marin Cilic, vainqueur de l’US Open 2014, en quart de finale, puis de Rafael Nadal en demi-finale.

Williams vers l’US Open

À la différence de Djokovic, Serena Williams a rejoué depuis son titre à Wimbledon, le 21e dans un tournoi du Grand Chelem : elle a disputé un match sur la terre battue de Bastad en Suède, avant de déclarer forfait, puis de faire une croix sur le tournoi de Stanford à cause d’un coude douloureux.

La reine du tennis féminin a déjà l’esprit tourné vers l’US Open, où après ses titres à Melbourne, Roland-Garros et Wimbledon, elle peut réussir pour la première fois de sa carerière le Grand Chelem parfait.

Le tableau à Toronto réunit 16 des 17 meilleures joueuses mondiales, la grande absente étant la no 2 mondiale Maria Sharapova, en délicatesse avec une cuisse.

L’entrée en lice de certaines s’annonce délicate à l’instar de Petra Kvitova qui pourrait retrouver l’ancienne no 1 mondiale Victoria Azarenka ou encore de Caroline Wozniacki face à Eugenie Bouchard, à condition que la Canadienne, qui vient de se séparer de son entraîneur, passe le 1er tour, ce qu’elle n’a pas souvent réussi lors d’une année 2015 catastrophique.

Eugenie Bouchard à la recherche de sa touche

La Québécoise Eugenie Bouchard souhaite retrouver sa touche aux Internationaux du Canada.

La joueuse, qui traverse une période difficile, devra être concentrée dès le début puisqu’elle a été éliminée dès son premier match lors de sept de ses neuf derniers tournois. Elle amorcera son parcours mardi soir avec un duel contre la Suissesse Belinda Bencic.

« Je connais des moments difficiles, a dit Bouchard vendredi. Mais je reste positive et j’ai hâte de renverser la tendance. »

Originaire de Westmount, Bouchard a atteint la finale de Wimbledon en 2014 avant de s’incliner au premier tour face à Shelby Rogers à Montréal à la Coupe Rogers lors de son retour sur les courts.

« L’an dernier, ç’a été intense à Montréal, a dit Bouchard. C’était mon premier tournoi depuis ma finale à Wimbledon et le fait d’être de retour dans la ville où j’ai grandi, c’était fou… C’était un processus d’apprentissage. »

L’apprentissage se poursuivra cette semaine pour la joueuse de 21 ans qui fait face à un parcours difficile. Si elle défait Bencic, la quatrième tête de série Caroline Wozniacki attend Bouchard au deuxième tour.