Le CIO modifie le processus de candidature

La décision ouvre la porte à un peloton de candidates.
Photo: Andrej Isakovic Agence France-Presse La décision ouvre la porte à un peloton de candidates.

Le CIO a modifié le processus de candidatures pour les Jeux de 2024, éliminant la phase où on réduisait le nombre de villes qui souhaitent les accueillir.

La décision ouvre la porte à un peloton de candidates.

« Si les candidates sont nombreuses, ce sera un heureux problème, a déclaré Christophe Dubi, directeur exécutif des Olympiques au CIO. Le temps est venu de changer la formule. »

Le changement survient après une lutte à seulement deux villes pour les Jeux d’hiver de 2022, qui se tiendront à Pékin. La ville kazakhe d’Almaty était la seule autre candidate. Quatre villes d’Europe avaient retiré leur nom du chapeau, à cause de soucis politiques ou économiques.

La date limite pour une candidature demeure le 15 septembre, pour 2024. On sait que la course inclura au moins Paris, Rome, Hambourg et Budapest.

Boston n’est plus dans le portrait, mais les Américains considèrent proposer Los Angeles. Toronto et Baku (Azerbaïdjan) pourraient aussi entrer dans la danse.

Selon les plans initiaux, les villes en lice en date du 15 septembre auraient été vues comme « ayant appliqué »jusqu’en avril ou en mai 2016, après quoi le CIO aurait éliminé une ou plusieurs villes de la course.

Avec la nouvelle procédure, on s’attend à ce que toutes les villes restent dans la lutte jusqu’au vote pour déterminer la gagnante, en septembre 2017 à Lima, au Pérou.

Le CIO garde quand même la possibilité de diminuer le nombre d’aspirantes, si une ville ne répond pas à certains critères.

Il y aura trois étapes de présentations au CIO : la vision globale, de septembre 2015 à mai 2016 ; les garanties légales et le financement des installations, de mai 2016 à décembre 2016, et la présentation des Jeux et l’héritage olympique, de décembre 2016 à septembre 2017.

Le Soudan du Sud, 206e membre du Comité international olympique

Le Soudan du Sud, indépendant depuis 2011 et ravagé par une guerre civile, est devenu dimanche le 206e membre du Comité international olympique et ses athlètes pourront ainsi participer pour la première fois sous les couleurs de leur pays aux jeux Olympiques de Rio en 2016. Lors des derniers jeux Olympiques à Londres en 2012, le marathonien Guor Martial, 47e de l’épreuve, avait concouru sous la bannière olympique alors que son pays n’était pas encore reconnu par le CIO. La jeune Margrat Rumat Hasan avait été de son côté invitée à participer aux derniers jeux Olympiques de la Jeunesse à Nanjing en athlétisme où elle avait pris part aux 400 m, terminant 16e. Indépendant depuis juillet 2011, le Soudan du Sud a été officiellement admis dans la famille olympique dimanche lors de la 128e session du Comité international olympique.

Toronto en lice ?

Le président du Comité olympique canadien, Marcel Aubut, s’est prononcé dimanche à Kuala Lumpur en faveur d’une candidature de Toronto aux Jeux olympiques d’été 2024, estimant que «le temps est venu pour Toronto d’aller de l’avant».

«Après l’énorme succès des Jeux panaméricains, le temps est venu pour Toronto d’aller de l’avant», a déclaré à l’AFP M. Aubut, présent à Kuala Lumpur pour la 128e session du Comité international olympique.

«Je suis [à Kuala Lumpur] pour jouer mon rôle [...] Il faut un maire, une ville pour pouvoir avancer au 2e niveau, et je retourne demain pour travailler là-dessus», a ajouté M. Aubut.

Interrogé pour savoir si les élections législatives canadiennes du 19 octobre pouvaient freiner la réponse du premier ministre Stephen Harper, M. Aubut a répondu: «Je ne pense pas que ce soit un problème pour la campagne, au contraire, j’ai l’impression que tous les partis sont ouverts à cette idée. C’est dur d’aller contre les jeunes, contre le sport et contre la ville de Toronto.»

À ce jour, après le retrait de la ville américaine de Boston, quatre villes ont officiellement déposé leur candidature pour les JO d’été 2024: Budapest, Hambourg, Paris et Rome.


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