Dustin Johnson prend les commandes à St Andrews

Jordan Spieth n’a pas perdu de temps avant de s’attaquer à la rarissime occasion de signer un Grand Chelem de golf en obtenant six oiselets à ses 11 premiers trous à St Andrews, ce qui fait en sorte que son nom figure parmi le groupe de meneurs à l’Omnium britannique après la première journée de compétition.

Mais un autre rival qui lui est fort connu a fait de même : Dustin Johnson.

À huit fuseaux horaires un océan de Chambers Bay, Spieth et Johnson ont repris là où ils avaient laissé il y a un mois quand Spieth l’a emporté par un coup à l’Omnium des États-Unis, mettant ainsi la main sur la deuxième manche du Grand Chelem, sa deuxième de suite.

Jeudi, Johnson a eu le meilleur en remettant une carte de 65, sept coups sous la normale, et il se présente comme le joueur à battre à St Andrews. Il a maté le vénérable « Old Course » avec un mélange de puissance et de précision : sur les 14 trous à normale 4 sauf trois, il a utilisé son cocheur d’allée à son deuxième coup. Une fois, au trou numéro 9, il a utilisé son fer droit tout juste à l’extérieur du vert.

Johnson possède une avance d’un coup sur un groupe de six joueurs, dont l’ancien champion Paul Lawrie, le double vainqueur de l’Omnium des États-Unis Retief Goosen, Zach Johnson et Jason Day.

Spieth et Louis Oosthuizen, dernier gagnant de l’Omnium britannique à St Andrews, font partie d’un groupe de cinq golfeurs accusant deux coups de retard.

Les Canadiens Graham DeLaet, de Weyburn, en Saskatchewan, et David Hearn, de Brantford, en Ontario, ont joué 71 et 74 respectivement.

Les conditions étaient favorables à la réalisation de bas pointages jeudi matin. Il était donc important pour les aspirants de connaître un bon début de tournoi.

« Tout le monde sait que les conditions climatiques seront plus difficiles vendredi et samedi. Il était donc primordial aujourd’hui de connaître un excellent départ et d’accumuler le plus d’oiselets possibles », a mentionné Johnson.

Woods, de mal en pis

Tiger Woods n’a pour sa part pas pu profiter de la situation. Double champion à St Andrews, l’ancien no 1 mondial a commis des bogeys à ses deux premiers trous et il n’a pas réussi d’oiselet avant le 14e trou. Il a rapporté une carte de 76, son pire score en 13 rondes chez les professionels à St Andrews. Il est à égalité avec le légendaire Tom Watson, âgé de 65 ans, qui en est à sa dernière participation à l’Omnium britannique.

Spieth a amorcé la journée avec deux oiselets et il a été très habile avec le fer droit. Johnson a également concrétisé plusieurs roulés, se permettant même de signer un aigle au 5e trou, une normale 5, après avoir placé son coup d’approche, à l’aide d’un coup de fer 7, à moins de 10 pieds de la cible.

Spieth et Johnson sont jumelés pour les deux premières rondes et ils ont parlé et rigolé ensemble comme s’il s’agissait d’une première journée d’un tournoi ordinaire de la PGA.

« Nous n’avons pas discuté de l’Omnium des États-Unis, comme je m’y attendais, autrement que pour parler des différences entre les deux parcours, a relaté Spieth. Mais j’ai du plaisir à jouer avec Dustin. J’ai souvent joué avec lui. »

Il sait également à quoi s’attendre de sa part. Johnson est l’un des golfeurs les plus athlétiques, et l’un des plus puissants. Les trois semaines d’inactivité qu’il s’est imposées à la suite de l’Omnium des États-Unis ne l’ont aucunement incommodé. En plus des cinq oiselets et de l’aigle qu’il a inscrits, il a sauvé des normales grâce à des roulés de 10 et de 15 pieds aux 16e et 17e trous, au moment où le vent prenait de la vigueur.

« Si « D.J. » continue de frapper la balle comme il le fait, je devrai être au meilleur de mes capacités pour avoir une chance », a fait valoir Spieth.

L’Américain de 21 ans tente de devenir le deuxième joueur seulement, après le regretté Ben Hogan en 1953, à gagner les trois premières manches du Grand Chelem de golf — Tournoi des Maîtres, Omnium des États-Unis et Omnium britannique. Personne n’a réalisé l’exploit de remporter les quatre tournois majeurs dans une même année de calendrier.