Cato et Green, la combinaison explosive

S.J. Green a été le receveur de choix du quart recrue, Rakeem Cato, depuis le début de la saison.
Photo: John Woods La Presse canadienne S.J. Green a été le receveur de choix du quart recrue, Rakeem Cato, depuis le début de la saison.

Rakeem Cato dit ne pas lancer intentionnellement à S.J. Green. Mais cela se produit souvent.

Le quart-arrière recrue des Alouettes de Montréal, qui effectuera son troisième départ dans la Ligue canadienne de football jeudi contre les Tiger-Cats de Hamilton au stade Percival-Molson, s’est fréquemment tourné vers Green — avec beaucoup de succès — dans la défaite de 25-23 subie la semaine dernière aux mains des Blue Bombers de Winnipeg. Green a amassé 180 verges pour prendre la tête du circuit Orridge avec 285 verges de gains par la passe.

« J’aime tous les gars, a dit Cato à l’entraînement cette semaine. On tente de devenir une famille. Quant à savoir si j’ai des favoris, je pense que tous nos receveurs sont excellents. Ce n’est pas une relation privilégiée. La seule chose, c’est que nous sommes tous deux de la Floride et que nous nous comprenons bien. S.J. a une excellente compréhension du jeu et il est un excellent receveur. »

En trois matchs cette saison Green a amassé plus de verges que les deux prochains receveurs des Alouettes combinés, soit Nik Lewis (138) et Fred Stamps (62).

« On demande à Cato de lancer le ballon au receveur découvert, a indiqué Green. De mon côté, je tente d’être libre aussi souvent que je le peux. »

Le quart de 23 ans, qui a hérité du poste après que Jonathan Crompton et Dan LeFevour se sont blessés dans le premier match de la saison régulière, est confiant que ses cibles seront plus diversifiées au fur et à mesure qu’il prendra de l’expérience et de l’assurance.

Cato, 6 pieds et 180 livres, a été impressionnant à ses deux premières sorties, complétant 42 de ses 56 passes (75 %) pour 558 verges, trois touchés et deux interceptions.

Un mentor

Lancer le ballon à Green, l’un des meilleurs receveurs de la LCF au cours des sept dernières saisons, est bien naturel. Mais l’ailier inséré Green est également devenu un mentor pour Cato à l’extérieur du terrain, aidant son compatriote à s’acclimater à une nouvelle ligue et une nouvelle ville que Cato a comparée à Miami « parce que tout va vite ».

« On passe du temps ensemble à l’extérieur du terrain et on discute beaucoup, a dit Green, 30 ans. Puisqu’on vient tous deux de la Floride, on se ressemble sur plusieurs points, la façon dont nous avons été élevés, notre vision de la vie, on se rejoint. Ça l’aide à devenir plus à l’aise. »

Cato subira un important test contre les Tiger-Cats (1-1), qui aiment appliquer beaucoup de pression sur les quarts adverses. Frais et dispos après une pause d’une semaine, ils sortent d’une convaincante victoire de 52-26 contre les Blue Bombers.

La semaine dernière, Cato a été intercepté deux fois, dont une pour un touché. Ce touché et un autre marqué à la suite d’un botté bloqué ont eu un impact décisif dans une rencontre qui a pourtant été dominée par les Alouettes.

Les unités spéciales des Alouettes en auront aussi plein les bras avec Brandon Banks, qui a retourné un dégagement pour un touché à chacun des deux premiers matchs des Ti-Cats.

« Quelqu’un m’a demandé comment nous allions gérer leur retourneur et j’ai dit que nous n’allions pas dégager, a ironisé l’entraîneur-chef des Montréalais, Tom Higgins. C’est le choix qu’on a. Mais en réalité, vous dégagez en moyenne sept à neuf fois par match et vous ne pouvez pas envoyer tout le temps le ballon en touche. Cet aspect du jeu sera primordial. »

Les Alouettes tenteront d’enlever de la pression sur Cato en portant le ballon, ce qu’ils ont accompli avec succès jusqu’ici cette saison. Tyrell Sutton mène la LCF avec 50 courses pour 278 verges. Brandon Rutley le secondera.

Mais ce ne sera pas nécessairement un gage de succès : les Tiger-Cats ont alloué le moins de verges au sol dans le circuit avec une moyenne de 74,5 par match.