Allemagne et États-Unis, un choc de géants

La première demi-finale de la Coupe du monde féminine de soccer opposera mardi à Montréal l’Allemagne aux États-Unis, deux géants du sport qui ont pourtant connu quelques difficultés depuis le début du tournoi.

Dans le cas de l’Allemagne, il s’agit même d’un peu plus que de difficultés. En quarts de finale face à la France, les joueuses de Silvia Neid, bousculées comme rarement, s’en sont sorties d’extrême justesse, égalisant sur un penalty à la 84e minute avant de l’emporter aux tirs au but.

Le parcours canadien des partenaires de la gardienne Nadine Angerer est pour l’heure difficile à lire: peinant face à la France et accrochées par la Norvège (1-1), elles ont aussi livré un huitième de finale de grande qualité contre la Suède (4-1).

Il leur faudra reproduire ce genre de performance contre les États-Unis lors de cette demi-finale qui, dans une partie de tableau très relevée, met aux prises les deux meilleures équipes du monde au classement de la FIFA, victorieuses de quatre Coupes du monde sur les six disputées (1991 et 1999 pour les États-Unis, 2003 et 2007 pour l’Allemagne).

«J’aime penser que nous sommes les meilleures du monde, mais si on regarde le classement, ce sont elles qui sont devant», a déclaré dimanche l’arrière américaine Ali Krieger. «Ce sera un très gros match. C’est un peu bizarre que les nos 1 et 2 s’affrontent en demi-finales, mais nous nous concentrons sur nous et sur notre adversaire, pas sur le stade de la compétition.»

Le match marquera aussi un affrontement entre deux des meilleurs joueuses des dernières années en Angerer, impeccable depuis le début de la compétition, et la grande attaquante américaine Abby Wambach, un peu en retrait à 35 ans et qui alterne titularisations et entrées en jeu depuis le banc.

«Ce sont deux joueuses pleines de confiance. Toutes les équipes ont besoin de ce genre de joueuses. Ce sont de vraies leaders et il y a beaucoup de similitudes entre elles», a déclaré Krieger.