Championnat mondial de hockey junior - Qui accomplira les «petites choses»?

Helsinki, Finlande — Ce sont des détails, en général, qui font la différence entre l'or et l'argent.

Le talent et la qualité de son développement auront un rôle à jouer lors de la finale du championnat mondial de hockey junior entre le Canada et les États-Unis, aujourd'hui. Mais il faut prévoir que la médaille d'or ira autour du cou des joueurs qui auront le mieux accompli les «petites choses».

«Les mises en jeu, les revirements en zone centrale et des détails du genre. Tout va s'additionner», a précisé l'attaquant canadien Michael Richards, hier.

Le Canada et les États-Unis lutteront pour l'or pour la première fois depuis 1997, alors que les Canadiens l'avaient emporté 2-0 à Genève. Les États-Unis n'ont jamais décroché la médaille d'or au championnat mondial de hockey junior. Le Canada en compte 10, mais aucune depuis 1997.

Avec leurs 17 joueurs évoluant dans les rangs collégiaux, les États-Unis sont habitués de jouer sans ligne rouge, ce qui permet de plus longues passes en zone centrale. Ils savent également faire bon usage de la patinoire de dimension olympique grâce à leurs rapides patineurs, doués pour transformer des revirements en buts.

Mario Durocher, l'entraîneur en chef du Canada, est prêt à sacrifier de l'espace sur les flancs à condition que ses joueurs bloquent le centre de la surface glacée.

«Le milieu de la patinoire doit nous appartenir, a résumé Durocher. Qu'ils aillent le long des ailes.»

Le Canada envisage poursuivre son jeu axé sur la mise en échec, dans l'espoir de contenir Zach Parise (New Jersey) et Patrick Eaves (Ottawa) et Ryan Kesler (Vancouver), trois choix de première ronde en 2003, ainsi que Dan Fritche, une sélection de deuxième tour des Blue Jackets de Columbus en juin.

Il y a un an, le Canada a dû se contenter de la médaille d'argent parce que ses défenseurs n'ont pas fait le poids face aux attaquants russes.

Dion Phaneuf (Calgary) et Braydon Coburn (Atlanta), deux autres choix de première ronde l'été dernier, tenteront de remédier à cette situation.

«Leur stature sera un élément important, a déclaré l'entraîneur en chef Mike Eaves au sujet des défenseurs canadiens. Nous pouvons répliquer en jouant avec intelligence et en faisant déplacer la rondelle rapidement.»

La profondeur du Canada pourrait également influencer l'issue finale du match.