Jeux olympiques 2004 - Les Grecs craignent moins le terrorisme que les dépenses

Athènes — Les Grecs sont plus inquiets du coût des Jeux olympiques de 2004 que de l'éventualité d'un attentat terroriste durant la manifestation, même si la proportion de ceux redoutant une telle éventualité est en nette hausse, selon un sondage publié hier dans la presse grecque.

Selon ce baromètre, réalisé auprès de 1 876 personnes dans tout le pays du 11 novembre au 2 décembre, le coût des Jeux et ses retombées fiscales arrive en tête des préoccupations, avec 24,2 % des sondés affirmant redouter une telle évolution. Selon un autre sondage publié fin décembre, 80,6 % des Grecs jugeaient «énorme» le coût des Jeux.

La peur d'une attaque terroriste ne vient qu'ensuite, inquiétant 18,5 % des sondés, contre 12 % et 12,8 % lors de baromètres similaires en 2001 et 2002.

48,1 % des Athéniens affirment toutefois qu'ils resteront «sûrement», et 19 % «probablement» dans la capitale lors du rendez-vous, en hausse de près de 4 points par rapport à l'année 2002. En majorité, les sondés se déclarent toutefois peu (18,9 %), ou pas du tout (37,1 %) intéressés à assister aux compétitions.

Les efforts des organisateurs semblent par ailleurs avoir convaincu les Grecs, dont 48,1 % jugent «bonne» la préparation, et 12,7 % «exceptionnelle» contre 43 % d'avis positifs en 2002.