Luis Figo claque la porte de la FIFA

Luis Figo a retiré jeudi sa candidature en vue de l’élection au poste de président de la Fédération internationale de football association, qualifiant l’organisation mondiale du soccer de « dictature » sous le règne de Sepp Blatter.

Dans une déclaration acheminée à l’Associated Press, l’ancienne légende du foot portugais, joueur mondial par excellence de la FIFA en 2001, a expliqué qu’il refusait de participer à un processus électoral destiné à « donner un pouvoir absolu à un homme », en l’occurrence Blatter, l’actuel président de la FIFA.

L’annonce de Figo est survenue quelques heures après qu’un autre candidat, Michael van Praag, président de la Fédération de soccer des Pays-Bas, eut également retiré sa candidature en vue du scrutin du 29 mai. Ces départs laissent le prince Ali de Jordanie comme seul rival de Blatter.

Pendant sa campagne, Figo a affirmé avoir été témoin d’hypocrisie parmi les présidents de fédérations nationales, et que des gens qui voulaient parler avaient été contraints au silence. Il n’a nommé personne.

Il a ajouté que la FIFA vit « dans une dictature » avec Blatter, qui devrait être réélu selon une majorité d’observateurs.

Perte de crédibilité

Figo et Van Praag ont tous deux affirmé que la FIFA a perdu de la crédibilité en raison d’allégations de corruption et d’accusations de népotisme dirigées vers Blatter, qui tente de prolonger son règne de 17 ans et d’obtenir un cinquième mandat. Le scrutin auprès des 209 fédérations nationales se tiendra la semaine prochaine.

Van Praag a décidé de donner son appui au prince Ali, mais Figo n’a fait aucune mention de ce genre.

« La FIFA a besoin d’un changement, et je crois que ce besoin est urgent », a soutenu Figo, ajoutant qu’il voulait nettoyer « la réputation de la FIFA à titre d’organisation opaque si souvent perçue comme un lieu de corruption ».

Figo est aussi d’avis qu’un débat public devrait avoir lieu sur les propositions de chaque candidat. « Ce serait normal, mais ce processus est tout sauf une élection », a-t-il poursuivi.

Figo a également déclaré qu’il avait été témoin pendant sa campagne, d’« incidents, partout dans le monde, qui devraient faire rougir de honte tous ceux qui souhaitent que le football soit libre, propre et démocratique ».