Venus Williams passe aux quarts de finale

Venus Williams a vaincu Caroline Wozniacki 6-3, 7-6 (1) et elle s’est qualifiée en vue des quarts de finale de l’Omnium de Miami.

Williams, 16e tête de série, est triple championne à Key Biscayne, mais son plus récent titre remonte à 2001. Elle accède aux quarts de finale de ce tournoi pour la première fois depuis 2012.

Elle pourrait affronter sa soeur Serena en finale. Serena, qui a remporté le tournoi sept fois au cours de sa carrière, a battu la championne en 2006, Svetlana Kuznetsova, en deux manches de 6-2, 6-3.

Williams a affiché sa combativité habituelle de la ligne de fond de court, obtenant 40 coups vainqueurs comparativement à neuf pour sa rivale, quatrième tête de série. Williams a également gagné 14 points au filet.

Elle a amélioré son palmarès à 7-0 contre Wozniacki et elle est 4-0 cette année contre des joueuses du top-10 mondial.

Williams, âgée de 34 ans, a pris part à son premier quart de finale du Grand Chelem en cinq ans lors des Internationaux d’Australie en janvier avant de s’incliner.

Nadal en panne de confiance

Pour la première fois depuis 2006, Rafael Nadal n’a pas atteint les quarts de finale à Miami : le No 3 mondial a fait ses valises dès le 3e tour, en proie à un problème quasi inédit de confiance en soi.

Perturbé par une blessure à un poignet qui l’a privé de la tournée américaine estivale (Toronto, Cincinnati, US Open), puis opéré de l’appendicite au lieu de disputer le Masters de Londres, Nadal n’a pas connu une seconde partie de 2014 de tout repos.

Mais contre son compatriote Fernando Verdasco qui l’a surclassé 6-4, 2-6, 6-3 dimanche, l’ancien No 1 mondial n’a pas été trahi par son corps.

« Mes problèmes physiques sont de l’histoire ancienne, je m’entraîne bien, je me sens bien, mieux dans mon tennis qu’en Australie ou même à Rio et Buenos Aires », a assuré « Rafa » après sa défaite contre un adversaire qu’il avait battu à 13 reprises lors de leurs 14 précédents duels.

« Mon problème, c’est quand je suis en match. Je sens que je n’ai pas ma confiance habituelle : je ne sais pas quand je vais frapper la balle si je vais la mettre où je le souhaite, je ne sais pas quand je cours après une balle si ma position sera la bonne pour la renvoyer », a-t-il détaillé.

« Rafa » se cherche

Nadal n’a pourtant jamais manqué de confiance en soi, faculté entre autres qui lui a permis depuis ses débuts sur le circuit en 2003 de remporter 14 titres du Grand Chelem, dont neuf éditions de Roland-Garros, 27 tournois Masters 1000 et un total de 65 titres.

Mais depuis le début de l’année 2015, « Rafa » se cherche, ou plutôt cherche sa confiance endommagée.

« J’ai déjà ressenti cela dans ma carrière avant, mais cela durait deux points, pas quatre jeux de suite comme en ce moment », a-t-il confessé.

Après un Open d’Australie mitigé (élimination en quart de finale par Thomas Berdych), Nadal avait soigné son moral en enchaînant trois tournois sur terre battue en Amérique du Sud pour finir sur un titre à Buenos Aires, son 46e sur sa surface de prédilection, le premier depuis Roland-Garros 2014.

Mais le Majorquin de 28 ans est tombé de haut lors de la tournée américaine : à Indian Wells, il n’a pas réussi à hausser son niveau de jeu pour battre Milos Raonic en quart de finale et il s’est fait surprendre par Verdasco dimanche.

« Ce sont des petits détails, c’est difficile à expliquer mais contre (Verdasco), par exemple, j’avais une balle de break en ma faveur à 3-3 que je pouvais convertir avec un coup droit relativement facile, j’ai perdu ce point et cela m’a poursuivi le jeu suivant », a regretté Nadal.

« Je suis persuadé que je vais résoudre ce problème, à force de travail », a-t-il assuré.

Et quoi de mieux pour se ressourcer que de retrouver l’ocre où il a signé ses plus beaux exploits.

« La terre battue va m’aider, c’est clair que c’est une surface sur laquelle je me sens en confiance, où j’ai moins de doutes », a lancé avec appétit le meilleur joueur de terre battue de l’histoire.

« En même temps, je suis arrivé à un point dans ma carrière où j’ai assez gagné de titres pour pouvoir dire que je n’ai plus besoin de gagner, mais je suis encore motivé pour gagner », a conclu « Rafa », ragaillardi.

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