Sepp Blatter en terrain hostile

Sepp Blatter tente d'être réélu à la tête de la FIFA.  
Photo: Michael Buholzer Agence France-Presse Sepp Blatter tente d'être réélu à la tête de la FIFA.  

Le président de la Fédération internationale de football association, Sepp Blatter, se présente cette semaine devant l’auditoire qui lui est le plus hostile dans la campagne qu’il mène pour être réélu à la tête de l’organisme qui chapeaute le soccer mondial.

Blatter est arrivé lundi à Vienne pour assister au congrès annuel de l’Union des associations européennes de football, dont les dirigeants soutiennent ses trois adversaires dans la course à la présidence: le prince Ali ben al-Hussein, Luis Figo et Michael van Praag.

Blatter, âgé de 79 ans, avait été piqué au vif lors de sa dernière rencontre avec les membres de l’UEFA dans le cadre d’une réunion précédant la Coupe du monde en juin à São Paulo. Il avait décrit l’épisode comme «l’événement le plus irrespectueux que j’aie vécu de toute ma vie».

L’UEFA tiendra sa propre scrutin mardi alors que ses 54 membres procéderont à la réélection sans opposition de son président, Michel Platini.

Pas de débat

La course à la présidence de la FIFA risque d’être plus dramatique même si la stratégie actuelle de Blatter consiste à éviter toute confrontation. Il refuse de débattre en public ou en détail de sa stratégie en vue d’un cinquième mandat à l’occasion d’une élection qu’il s’attend à remporter le 29 mai.

«Je ne suis pas en campagne, a déclaré Blatter vendredi dernier. Je suis à la FIFA depuis maintenant 40 ans, et j’occupe la présidence depuis 17 ans. C’est mon manifeste.»

Blatter a refusé la proposition de l’UEFA de participer à un événement électoral en compagnie de ses trois rivaux, qui devraient prononcer des discours de campagne après la conclusion formelle du congrès.

«Il a clairement indiqué qu’il ne fait pas campagne parce qu’il n’en a pas besoin», a déclaré le secrétaire général de l’UEFA, Gianni Infantino, ajoutant que les membres européens décideraient par eux-mêmes «s’ils pensent que c’est un manque de respect ou non».

L’UEFA avait profité de la réunion au Brésil pour laisser ses hauts dirigeants dire au président de la FIFA qu’il avait perdu sa crédibilité à la tête d’une organisation souvent liée à la corruption.