Quel format pour la Coupe du monde 2016?

La présence des joueurs de la Ligue nationale de hockey aux Jeux olympiques de 2018 est en veilleuse jusqu’à ce que le circuit Bettman, l’Association représentant ses joueurs et la Fédération internationale de hockey sur glace (FIHG) finalisent les plans entourant le retour de la Coupe du monde en 2016.

Après une réunion lors du week-end du Temple de la renommée en novembre, les parties ont encore des choses à régler avant de parvenir à une entente.

Le président de la FIHG, René Fasel, a mentionné que l’une des «questions en suspens» concerne les septième et huitième équipes qui prendront part à la Coupe du monde. Outre le Canada, les États-Unis, la Russie, la Suède, la Finlande et la République tchèque, le plan semble être d’inviter une équipe européenne d’étoiles et une autre composée de Nord-Américains, peut-être des jeunes joueurs.

«Pour être très honnête, j’aime l’idée, a déclaré Fasel. Cela peut être vraiment très, très intéressant pour les amateurs de hockey. Cela pourrait être quelque chose. Nous ne savons pas encore ce que nous allons faire, mais personnellement, j’aime beaucoup l’idée.»

Fasel a ajouté que d’y inviter les équipes nationales classées nos 7 et 8 mondiales (en 2014, c’était la Suisse et la Slovaquie) ce serait «du déjà vu» parce que c’est comme ça aux Jeux olympiques et au Championnat du monde. Il y avait 12 équipes aux Jeux olympiques de Sotchi: les six grandes nations du hockey plus que la Suisse, la Slovaquie, la Lettonie, la Norvège, la Slovénie et l’Autriche.

On comptait 16 équipes au Championnat du monde 2014: le Canada, les États-Unis, la Russie, la Suède, la Finlande, la République tchèque, la Suisse, la Slovaquie, le Bélarus, pays hôte, la Lettonie, l’Allemagne, la Norvège, la France, l’Italie, le Danemark et le Kazakhstan.

La Coupe du monde de hockey serait organisée par la LNH et aurait lieu à Toronto à l’automne 2016. Le tournoi réunirait huit équipes, mais des interrogations demeurent sur la façon de déterminer l’identité des septième et huitième équipes.

Le site Web Sportsnet.ca avait soulevé l’idée d’une équipe de joueurs étoiles européens des pays qui ne participent pas à la Coupe du monde et une équipe de jeunes espoirs d’Amérique du Nord. Lors de la réunion des gouverneurs de la LNH le mois dernier, le commissaire, Gary Bettman, n’a voulu ni confirmer ni démentir quoi que ce soit et il a invité les journalistes à attendre une annonce en ce sens.

Le dilemme olympique

 

Le débat au sujet des septième et huitième équipes n’est cependant rien en comparaison des discussions qui pourraient surgir en ce qui concerne les Jeux olympiques de 2018 à Pyeongchang, en Corée du Sud. Bettman a lui aussi déclaré le mois dernier qu’il y avait «encore des questions en suspens».

La LNH, le Comité international olympique, la FIHG et l’AJLNH ont des réalités et des priorités différentes. Fasel a avancé le fuseau horaire en Corée du Sud, 14 heures d’avance sur le fuseau horaire de l’Est du Canada et des États-Unis, comme un problème. La même question se pose pour 2022, lorsque les Jeux olympiques d’hiver auront lieu soit à Almaty, au Kazakhstan, ou à Pékin.

Dimanche, Fasel a en quelque sorte forcé la main du CIO. «Je pense que la Chine est favorite pour gagner la course, ce sera donc elle pour 2022, a-t-il commenté, lui qui siège à la commission exécutive du CIO. Pour être très honnête, après cinq participations [des joueurs de la LNH] aux Jeux olympiques, celle-ci sera un grand défi.»

On recense 109 joueurs adultes, 38 patinoires intérieures et quatre patinoires en plein air en Corée du Sud, selon la FIHG. La Chine compte un total de 118 joueurs adultes, 58 patinoires intérieures et 43 extérieures.

 

Fasel et la FIHG désirent y augmenter l’intérêt pour le hockey. Mais il pourrait être difficile d’attirer les joueurs de la LNH dans ces pays non traditionnels.

«Les joueurs de la LNH veulent aller aux Jeux olympiques, a déclaré Fasel. Nous avons absolument besoin d’eux là-bas. Ils veulent aller aux Jeux olympiques.»

Bettman a déclaré le mois dernier que le Bureau des gouverneurs de la LNH n’avait eu «aucune discussion sérieuse» au sujet des Jeux olympiques. Il s’agit d’un problème pour demain, car la Coupe du monde est aujourd’hui la question à régler.

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