Marc Trestman sur la sellette à Chicago

L’entraîneur-chef Marc Trestman, des Bears de Chicago, est bien conscient des rumeurs liées à son avenir et il reconnaît qu’il ne soutire pas le maximum de son quart-arrière Jay Cutler.

Les Bears (5-9) ont encore deux matchs à jouer avant la fin d’une saison dans la Ligue nationale de footballqui a déraillé il y a longtemps et des changements pourraient avoir lieu au sein de l’organisation. L’ancien pilote des Alouettes de Montréal affirme qu’il se consacre entièrement à la préparation de son équipe en vue du match de dimanche face aux Lions de Detroit et à mettre fin à la séquence de trois défaites de sa formation.

Il serait utile que Cutler parvienne à garder le ballon. Le nébuleux meneur de jeu des Bears domine la ligue avec 18 interceptions et 24 revirements après avoir paraphé une lucrative entente de sept ans à la fin de la dernière saison. Trestman n’a pas cherché à se défiler mercredi lorsque des journalistes lui ont demandé s’il avait réussi à faire en sorte que Cutler joue au mieux de ses capacités.

« Je pense que c’est évident que je n’y suis pas parvenu, jusqu’à maintenant », reconnaît-il, lui qui a été embauché il y a deux ans pour réaliser cet objectif. « Est-ce que j’y travaille ? Oui. Nous avons vu quelques bons moments, mais nous n’avons pas réussi à y arriver de façon constante. Je ne peux pas me cacher. Je n’ai pas été capable et nous n’avons pas été capables d’atteindre l’objectif que nous nous sommes fixé. Nous travaillons en ce sens. Mais la réponse à la question est évidente. »

Et qu’en est-il de l’avenir personnel de Trestman ? Le principal intéressé entend les murmures. « Nous sommes conscients qu’il y a des rumeurs, explique-t-il. J’ai passé suffisamment de temps dans la NFL pour savoir que lorsque vous affichez un dossier de 5-9, il va se dire beaucoup de choses à l’extérieur de l’édifice. »

À l’intérieur des quartiers généraux des Bears, Trestman dit toutefois percevoir le soutien des dirigeants. « Je marche dans l’immeuble, et je me sens très bien appuyé », assure-t-il.

Des changements à l’horizon ?

Trestman dit avoir eu des « conversations cordiales » et des « discussions d’affaires » avec le président de l’équipe, George McCaskey, mais il n’a pas voulu en dévoiler les détails. Si la direction des Bears procède à des changements, on ignore quels paliers de la hiérarchie seront touchés.

Le coordonnateur de la défensive, Mel Tucker, et son homologue à l’attaque, Aaron Kromer, qui a avoué être la source anonyme d’un récent reportage de NFL Network qui critiquait Cutler, pourraient se voir indiquer la porte de sortie.

Trestman pourrait en être à ses derniers matchs à la barre de l’équipe, et des doutes subsistent au sujet du directeur général, Phil Emery. Après tout, il est celui qui a embauché Trestman au lieu de Bruce Arians il y a deux ans — Arians connaît beaucoup de succès à la tête des Cardinals de l’Arizona cette saison —, et il est celui qui a bâti une formation qui a connu un important recul après avoir présenté une fiche de 8-8 la saison dernière.

La défensive des Bears demeure l’une des pires de la NFL, mais le plus inquiétant réside dans le recul de l’attaque. Les Bears sont passés du 2e au 19e échelon du circuit Goodell au chapitre des points marqués et ils ont été incapables d’inscrire au moins 30 points lors d’un match cette saison.

Les Bears ont engagé Trestman, un spécialiste de l’attaque, dans l’espoir qu’il fasse de Cutler un meilleur quart. Ce n’est pas le cas cette saison. « Mais ce n’est pas uniquement à cause de Jay. Il faut que toute l’attaque travaille ensemble pour réussir », a-t-il résumé.